Ça ne s’était pas vu depuis la guerre du Viêt-nam. Dans la nuit du 13 au 14
octobre, un centre de recrutement de l’armée américaine a été attaquée à
San-José, sur la côte ouest. Deux véhicules militaires ont été incendiés vers 4
heures du matin. De plus les vitres des bureaux de recrutement de la marine et
de l’armée de l’air ont été fracassées. Un graffiti a été laissé en guise de
signature. On ne peut plus explicite, il disait simplement « attaque
préventive ». La réaction des officiels du bureau de recrutement laisse songeur
: « ils s’attaquent aux mauvaises personnes, ce n’est pas nous qui prenons les
décisions, nous ne faisons qu’obéir aux ordres » (on a pas déjà entendu ça
quelque part ?). Perspicace, le FBI dit qu’il s’agit d’une attaque
« antigouvernementale ».
Depuis les manifestations monstres du « Not in our name project »
http://www.notinourname.org, qui ont regroupés des dizaines de milliers de
personnes il y a deux semaines, les actions directes « violentes » ou
« non-violente » contre la guerre se multiplient aux USA. Mauvaise nouvelle, le
FBI, qui prédit que les actions du type de celle de San-Jose vont se
multiplier, a ouvert une enquête sur le « terrorisme interne ».
Il y a de la contestation dans l’air...
[D’après le site http://www.raisethefist.com/ qui lui même piquait l’infos à
une station de télé locale.]