Trente-trois paysans, sydicalistes et leaders indigènes, emprisonnés pour avoir donné leur voix aux revendications des pauvres et des laisser pour compte du monde entier, lancent un appel à la société civile internationale pour qu’elle se mobilise le 8 juin 2002 lors de la grande manifestation pour le droit à la souveraineté alimentaire, organisé par la FAO, qui se déroulera la veille de l’ouverture du sommet mondial de l’alimentation et en marge du sommet des ONG.
Faire entendre notre voix pour la terre et la dignité !
Les paysans, les leaders indigènes et les syndicalistes, emprisonnés pour s’être battus pour leurs droits et ceux des pauvres, demandent à la société civile internationale de se mobiliser pour la souveraineté alimentaire.
« Nous souhaitons soutenir de toutes nos forces les mille jours de résistance, les mille voix qui se lèvent des quatre coins du monde pour faire vivre et renforcer notre espérance. C’est pour cela que nous vous appelons à manifester très nombreux dans les rues de Rome le 8 juin 2002 pour soutenir notre revendication et reprendre notre cri : Terre et dignité ! ».
Trente-trois paysans, sydicalistes et leaders indigènes, emprisonnés pour avoir donné leur voix aux revendications des pauvres et des laisser pour compte du monde entier, lancent un appel à la société civile internationale pour qu’elle se mobilise le 8 juin 2002 lors de la grande manifestation pour le droit à la souveraineté alimentaire, organisé par la FAO, qui se déroulera la veille de l’ouverture du sommet mondial de l’alimentation et en marge du sommet des ONG.
Cet appel nous parvient des cellules de nombreux prisonniers du monde, du Brésil, des Philippines, de l’Indonésie, du Bangladesh. Il évoque l’urgence de mettre en place des modes de production agricoles qui respectent la diversité des méthodes de travail des paysans et qui offrent une rémunération juste à tous les travailleurs agricoles qui malheureusement sont maintenus dans des conditions proches de l’esclavage, la relance de programmes de réforme agraire, qui à ce jour, ce sont avérés être les moyens les plus efficaces pour renforcer le développement rural, le retrait du secteur alimentaire de le l’OMC car l’alimentation ne peut en aucun cas être assimilée à une marchandise ordinaire, un moratoire international sur l’utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) qui ont des répercussions dangereuses sur l’environnement, la santé et l’agriculture, ainsi qu’un accès à l’alimentation en quantité suffisante pour toutes les personnes qui en sont toujours dépourvues.
Ces thèmes constitueront les axes de travail centraux du Forum des ONG sur la souveraineté alimentaire qui réunira, du 9 au 13 juin, au Palais des Congrès de Rome plusieurs centaines de représentants de syndicats et d’ONG du monde entier. Tandis que les gouvernements des pays occidentaux font preuve d’une incapacité flagrante à trouver des solutions viables à la terrible situation de sous-alimentation dont souffrent près de 800 millions d’habitants de notre planète, le Forum pour la souveraineté alimentaire fera le point sur les expériences originales et innovantes et proposera des alternatives capables d’améliorer concrètement etr rapidement le sort des plus démunis.
Toutes les associations, les ONG et les mouvements qui souhaitent participer à cette grande marche du 8 juin 2002 pour le droit à la souveraineté alimentaire sont invités à envoyer un email à marche8june@libero.it
Pour des informations complémentaires sur la manifestation ainsi que sur le sommet des ONG, consultez http://www.forumfoodsovereignty.org