Le parquet de Paris vient d’annoncer que le procès en diffamation prévu le 7 juin a été repoussé au 30 janvier 2003. Les reports de ce type de procès sont régulièrement accordés sur demande de l’une ou de l’autre des parties. Or, la Confédération paysanne n’a pas demandé à bénéficier d’un temps supplémentaire pour organiser sa défense. Les avocats des plaignants, le syndicat des fabricants d’aliment pour bétail déclarent également ne pas avoir formulé de demande de report.
Celui-ci pourrait donc être expliqué par une intervention « politique ». A la veille des élections législatives, le gouvernement Raffarin souhaite visiblement que le débat sur les trafics de farines animales, et les cas tragiques de maladie de Creutzfeldjacob ne soit pas réouvert.
Pour rappel, la Confédération paysanne accuse, par l’intermédiaire de son porte-parole José Bové, certains fabricants d’aliments pour bétail de s’être approvisionnés en farines carnées originaires du Royaume-Uni à une époque où ils ne pouvaient ignorer le danger que de telles pratiques faisaient courir aux consommateurs.
Le débat public que la Confédération paysanne organisait sur ces affaires frauduleuses le 6 juin à Paris est également repoussé.