Le commissariat des Orteaux (Paris 20°) où le responsable de L’Esprit Frappeur avait eu des problèmes il y a quelques semaines, s’est encore signalé hier par sa célérité à prendre les plaintes des victimes d’une agression fasciste (des gros bras du FN qui assuraient le SO des candidates Chabot et Lehideux ont copieusement arrosé de gaz des passantEs et des militantEs antifascistes sur le marche Pyrénées-Menilmontant (cf la brève publiée sur HNS).
Ci joint un témoignage d’un militant d’Alternative Libertaire. A noter un autre temoignage d’une jeune fille qui est sortie du commissariat dégoutée car le flic qui a pris sa déposition, faisant mine de mal comprendre, a déformé bon nombre de ses déclarations. (genre "je ne me souviens pas du visage de mon agresseur mais pourrais reconnaitre ses complices" est devenu "déclare ne pas pouvoir reconnaitre ses agresseurs"). Après plusieurs tentatives infructueuses de rectification, elle a malheureusement fini par signer.
1/ Alors que j’avais signalé que je sortais de l’hôpital et que j’avais une ITT (donc le policier pouvait comprendre que j’avais été blessé), on m’a fait attendre trois heures. Au bout de ce laps de temps, je n’avais toujours pas été entendu, et on m’a dit "qu’il y en aurait encore pour un moment". Ma présence et ma volonté de porter plainte avait été signalée, en plus du policier à l’accueil, au commissaire qui venait d’entendre Lehideux.
2/ Ces 3h d’attente ont eu lieu dans l’entrée du commissariat, donc à moins de 3 m de la dizaine de militants frontistes qui sont restés en permanence à l’intérieur du commissariat. Ils ont systématiquement intimidé (avec le sourire) les militants antifascistes qui sortaient avec des "à la semaine prochaine", ou "à bientôt", sans aucune réaction des policiers. Les fascistes ont considéré le commissariat quasiment comme une permanence du FN, entrant et sortant sans arrêt, bloquant la porte en position ouverte pour plus de facilité... sans aucune remarque policière...
3/ Une plaignante est revenue quelques minutes après avoir déposée plainte, pour se plaindre qu’elle était tombée sur ses agresseurs, tranquillement en faction devant le commissariat (de fait une autre grosse dizaine de militants du F-haine). Là encore, intimidations. Là encore, absolument aucune réaction des policiers, qui trouvent donc normal qu’on insulte des plaignants et des témoins juste devant un commissariat.
4/ Le militant frontiste dûment reconnu par plusieurs témoins comme ayant proféré des menaces de mort ("à la libération on te tondra et on te foutra une balle dans la tête, de toutes façons t’es bonne qu’à coucher avec des noirs") a été relâché, sans qu’aucune explication soit donnée aux militants antifascistes présents sur cette mansuétude étonnante.
Plus d’infos et récit complet de toute l’affaire sur brissambre.org