Comite des residents
Foyer de Vitry-concorde
10 rue de la Concorde
94400 VITRY
Le 21 avril 2002
à Mr. J.M. OUDOT
directeur général de l’AFTAM
18 cour Saint-Eloi 75012 Paris
Le 26 mars 2002, au foyer de Vitry-Concorde, vers 20 H, Mr Guillet, directeur d’exploitation de l’AFTAM et Mr Ferry, chef de projet de l’AFTAM, conduisent 130 policiers venus avec plus de 12 cars, à encercler tous les bâtiments du foyer. A chaque entrée, sur tous les côtés, on trouve 3 policiers et 3 policiers aussi dans les couloirs de chaque bâtiment. Personne ne peut sortir.
Mme Mazeran, directrice régionale, conduit une vingtaine de policiers au bâtiment B4. Mr Ferry en conduit le même nombre dans le bâtiment A, les fait rentrer dans la cuisine d’étage, dans les toilettes et même dans les chambres pour contrôler l’identité des gens, lui-même consulte la liste des noms et à ceux qui n’ont pas leur nom écrit sur sa liste, il dit : "je ne vous connais pas, prenez vos bagages, vous n’habitez pas ici, il faut sortir".
Mr Guillet conduit une partie des policiers dans les bâtiments D et E. C’est là qu’il y a des insultes entre les policiers et les résidents. Les policiers demandent aux résidents qui ne sont pas sur les listes de descendre dans la cour et font des pressions physiques sur ceux qui traînent.
Un résident demande : "pourquoi venir sur nous comme ça sans avertir, pourquoi nous faire descendre dehors comme ça ? nous ne sommes pas des animaux !". Un policier lui répond : "vous êtes pires que des animaux ...".
La tension monte alors. Les policiers lancent du gaz lacrymogène dans le couloir et l’escalier mais aussi dans les chambres contre ceux qui ne veulent pas descendre. Les résidents qui ne peuvent plus respirer cassent des fenêtres. Dans la cour, une immense foule est descendue et là encore il y a plusieurs arrosages de gaz, il y a des insultes et des jets de pierre.
Nous le comité de résidents nous condamnons cette intervention de contrôle décidée par l’AFTAM à Vitry Concorde, nous condamnons l’utilisation des méthodes utilisées que rien ne justifie, nous condamnons l’attitude de l’AFTAM qui cherche à faire passer ses décisions sans tenir compte de l’ avis des résidents. Nous réaffirmons notre volonté d’être traités dans le respect et la dignité, nous réaffirmons la nécessité qu’entre les pouvoirs publics, l’AFTAM et le comité de résidents une REELLE concertation existe Nous attendons une lettre d’explication de la part de l’AFTAM sur cette intervention et une vraie concertation sur nos 12 propositions.
Comité des résidents, Vitry, le 21 avril 2002, revu le 31 mai 2002