8h00
Départ de la station de métro "Les Arènes"(Toulouse) en voiture avec deux militants de l’association ATTAC qui ont bien voulu faire du covoiturage.
10h45
Arrivée au rond point de la sortie de l’autoroute, on essaye donc de trouver le Carrefour où avait lieu le rendez-vous avec le "convoi".
11h15
Nous arrivons donc à ce parking de Carrefour
11h45
Nous sommes informés par micro que le "convoi" aura 30mn de retard minimum.
12h30
Le "convoi" arrive, avec José Bové en tête de file, pendant ce temps un groupe de musique d’instruments a vent joue des airs de la révolution espagnole (entre autres : Ay, Carmela), ensuite suivent les 9 autres accusés (mais non-incarcérés). A partir de là s’installe un petit pique-nique avec pêches, pasteque, ...
Les médias toujours autours de José Bové, filment un peu les manifestants et ce qui se passe autour, mais sans plus.
13h30
On nous informe qu’à 13h45 nous partons en direction de la prison en voiture jusqu’à un parking qui nous avait été reservé et qui se trouve à 1km de la prison. Nous attendons quelques minutes sous un soleil foudroyant écrasés que nous sommes de chaleur.
13h45
Le convoi repart renforcé par les manifestants qui se sont rendus au rendez-vous du carrefour.
14h15
Nous arrivons donc au parking, nous installons les voitures et les dix du MacDonald se changent avec un Bleu (qui est la couleur actuelle de la france) et s’enchainent les uns aux autres avec le maire de Millau. Une personne avec un masque de Chirac les traines en laisse. Puis la marche pars enfin.
15h00
La marche arrive à destination. Nous sommes attendus par 12 camionettes et 7 bus de CRS (du moins c’est ce que j’ai pu voir). En marchant un peu dans le parking à coté de la prison j’ai vu, derrière, une camionette blanche contenant deux CRS et deux civils avec une cannette de bierre à la main (Je croyais qu’il était interdit de boirependant les heures de travail !!!)
Des prises de paroles sont mises en places et un passage à la radio (France Inter) est effectué avant d’aller livrer José Bové lié à ses 9 camarades à la prison.
16h15
La manifestation se rapproche du barrage de CRS devant la porte de la prison où devaient se regrouper une quinzaine de CRS minimum. Les CRS commencent à s’exiter en essayant de faire reculer la foule.
Des coups sont échangés avec les CRS, mais le service d’ordrede la confédération paysanne s’interpose. Les slogans fusent : <>, <>.
La conf’ calme le jeu en déplaçant les micros des intervenants de quelques mètres, mais certaines personnes restent et essayent de parler aux CRS. Sans succés.
Une fois de plus, l’Etat montre sa détermination à étouffer les mouvements sociaux.
Comme à Gênes, à Prague, à Nice ou aujourd’hui à Séville, l’Europe comme on la hait se met en place.
Interdictions de circuler, matraquages et autres brutalités policières nous rappelent que leur mondialisation n’est pas la nôtre.
Et pourtant.... l’Etat n’est il pas le peuple ?