Les faits incriminés relèvent d’une action syndicale non violente, dont les objectifs, clairement affichés et reconnus légitimes par tous, étaient la défense des intérêts de paysans, victimes d’un diktat de l’OMC. Aussi, par l’emprisonnement de José Bové, la Justice et le Pouvoir politique jettent l’opprobre sur le mouvement social, sur sa participation au débat démocratique et aux choix qui concernent notre vie quotidienne. Ils veulent sanctionner violemment toute contestation de l’ordre établi et s’érigent ainsi en protecteurs ultimes de la mondialisation libérale que des citoyens de plus en plus nombreux contestent à travers le monde. C’est donc bien l’engagement militant pour un monde plus solidaire qui est condamné avec la plus grande fermeté, par une Justice aussi répressive que sélective…
L’incarcération de José Bové, au lendemain du résultat des élections législatives, constitue un précédent scandaleux, profondément choquant et d’une extrême gravité pour les libertés publiques.
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Benoît Ducasse