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[don't hate the media... become the media]   25/07/08 - 12:33
[dépêches]
France

Dammarie-lès-Lys : du tout-sécuritaire au déni de citoyenneté

Nous, membres de l’association « Bouge Qui Bouge », venons de faire l’objet d’une décision politique au sein du tribunal de Melun.

Le lundi 25 Juin, un important déploiement de policiers, plusieurs centaines, ont investi la cité du Bas-Moulin. A cette occasion, trois personnes ont été interpellées et l’ensemble des habitants furent contrôlés dans leur identité et dans leur domicile. L’opération « nettoyage » est un grand « succès », si l’on considère que l’on a « nettoyé » nos droits fondamentaux.

Car cet instrument de la politique locale qu’est devenu la police nous a interdit l’accès à notre local pendant leurs exactions, à savoir perquisition et dévastation de notre matériel. Quelques minutes plus tard, le président de notre association recevait d’un huissier une assignation en référé devant le Tribunal de Melun, à la requête de l’OPDHLM77 en demandant la fermeture de nos locaux par tous les moyens.

Aujourd’hui, la décision de justice – expulsion sous 48h - nous condamne à ne plus être en capacité de s’associer, se rencontrer pour débattre de la vie de la cité.

Aujourd’hui, une vision politique triomphe au sein du pouvoir judiciaire. A l’école de la République, nous avions appris la notion de la séparation des pouvoirs qui définit une démocratie. Aujourd’hui, le judiciaire nous enseigne qu’il est au service de l’exécutif.

A Dammarie-les-Lys, nous sommes des citoyens « privilégiés », puisqu’il existe une justice rien que pour nous, des procédures rien que pour nous,… Nous sommes condamnés à quitter nos locaux sous 48 heures avec une amende de 400 euros, et pour toute journée supplémentaire de présence dans les lieux, nous serons sanctionnés de 100 euros.

Cette décision politique au sein d’un Tribunal de justice, nous la trouvons injuste, inéquitable et tout à fait partiale. Nous sommes actuellement assiégés. Nous allons réagir, de façon politique et non-violente ! ! !

- tout d’abord en interjectant cette décision en appel car nous croyons malgré tout à la justice de notre pays,
- mais surtout, nous entamons une grève de la faim, ce soir à partir de 20 heures, et invitons les citoyens et les organisations de France et d’ailleurs à nous rejoindre et nous soutenir.
- Une conférence de presse sera tenue à cette occasion, dès 20h, sur place.

Contact presse : Ben 06 80 66 25 21


Source/auteur : Bouge Qui Bouge
Mis en ligne le vendredi 28 juin 2002, par Aris
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