Villefranche :
Incroyable ! 3 ans de prison ferme pour un jeune animateur car la BAC est partie sans faire de descente !
Le samedi 1er juin vers 22h la BAC décide de "contrôler " cinq jeunes devant
un local associatif du quartier de Béligny à Villefranche, alors que tout
était calme. D’autres jeunes arrivent et encerclent les policiers de la BAC
pour discuter avec eux ; et ceux-ci repartent sans avoir effectué leur
"contrôle". Un des jeunes avait un bâton avec lui mais est tout de suite
désarmé par un de ses camarades.
Le jeudi suivant à 6h du matin, c’est le G.I.P.N. qui débarque violemment
chez les familles pour interpeller trois jeunes. L’un d’eux, Samir, qui
n’était pas présent à cet endroit ce samedi-là, a finalement été mis hors de
cause (mais on tente de l’inculper pour autre chose ; il est encore incarcéré
et passe en jugement Vendredi 28 Juin.). Les deux autres sont passés en
comparution immédiate.
3 ans ferme
Ouissem Barkat, 22 ans, en a pris pour trois ans
ferme et interdiction pendant 5 ans de séjour dans le Rhône et dans l’Ain
(pour, notamment, provocation à un attroupement et rébellion en réunion avec
arme !!) , alors qu’il n’a jamais été condamné et qu’il est un animateur
municipal apprécié. On n’a jamais vu ça !
Mohamed Benhamed-Mostefa, 18 ans,
en a pris pour trente mois avec en plus expulsion du territoire (double
peine).
"Le Progrès" a titré, selon la version de la police : "Scènes d’émeute à
Villefranche : lourdes peines pour les meneurs". (8/06/02) !!
Affaire à ne pas laisser sans suite
Expérience sur Lyon : Innonder de Fax, cela fait réagir les autorités !
Samedi 1er Juin 2002 au soir, le Maire de Lyon avait organisé une descente
de rollers dans la St-Sébastien dont les puissants haut-parleurs ont
vraiment gèné le voisinage très tard dans la nuit ; dans le même quartier
(sur les pentes de la Croix-Rousse) une intervention de police pour un banal
tapage nocturne s’est transformée en une démonstration de force violente de
la police nationale.
Alors que 15 personnes s’étant réunies autour d’un
verre avaient décidé de quitter l’appartement suite à une plainte d’une
voisine, elles se sont trouvées bloquées par plus de 20 policiers (15
îlotiers + 5 BAC et des chiens). Ces derniers ont procédé à un contrôle
d’identité dans la cage d’escalier du 13, rue des Capucins - Lyon 1er.
Les policiers, tonfas à la main, flashball dans l’autre, se sont montrés
très agressifs avec plusieurs qu’ils ont fait descendre sans ménagement. Une
personne ayant le visage en sang, ils ont alors procédé à l’arrestation très
violente de celle-ci : les policiers ont continué à la frapper dans le ventre
alors que quatre d’entre eux l’avaient maîtrisée. Ils l’ont ensuite menottée
et emmenée à l’Hotel de Police Marius Berliet, l’accusant à priori
d’incitation à l’émeute.
Les autres personnes présentes lors de l’arrestation ont décidé de réagir
face à la violence de cette arrestation et de ces pratiques injustifiables.
L’envoi d’une multitude de fax (Préfecture, Mairie, Commissariats,
Institutions etc.) a obligé le Préfet à envoyer un émissaire à l’Hôtel de
Police et a évité l’inculpation au Tribunal de la personne arrêtée.
Collectif contre les violences policières c/o C.N.T. (Confédération Nationale du Travail) Lyon