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[don't hate the media... become the media]   05/07/08 - 20:29
[dépêches]


Violation des droits fondamentaux et de la constitution suisse par la police genevoise

Pour avoir envoyé un email assez corsé au chef de la police de Lausanne (Suisse) avec copie à Amnesty International, diverses associations des droits de l’homme et la presse locale , après qu’un copain se soit fait tabasser par les flics, pour avoir sprayé trop près d’un poste de police, et ce au point de s’être retrouvé avec un bras en écharpe et une dent cassée. J’ai vu mes droits sérieusement violés par la police.

Mon fournisseur d’accès de téléphone et internet, Sunrise, pour ne pas le citer, m’a coupé le lendemain le téléphone, en invoquant que plusieurs mois auparavant, j’étais tombé sur un numéro de hacking, et que je devais aller le déclarer à la police, afin que l’on me remette le téléphone.

Je me suis rendu à Cornavin (gare de Genève), pour aller déclarer ce numéro. Ceux-ci m’ont répondu que c’était du hacking, et m’ont dit d’aller à la police judiciaire. Je me suis empressé de m’y rendre. Je leur ai dit que je voulais porter plainte contre Sunrise, mon fournisseur d’accès téléphonie et internet. Les flics m’ont rétorqué que ce n’était pas du pénal mais du civil, et donc que je devais prendre un avocat. Je leur ai montré le numéro en question, et leur ai dit de au moins me faire un papier comme quoi j’étais venu déclarer ce numéro, afin que l’on me remette le téléphone. Ceux-ci m’ont rigolé au nez, et ne m’ont pas fait ce papier.

Furieux de me retrouver à faire la balle de ping-pong, et privé de téléphone et d’internet, alors que étant au chômage, c’est une nécessité pour moi, si je veux retrouver un travail, je suis retourné à Cornavin, où l’on m’avait envoyé à la judiciaire. J’ai commencé à sortir la Constitution suisse et la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Trois flics sont arrivés, ils m’ont menottés, m’ont mis dans un cachot après m’avoir fait une fouille corporelle complète. Afin de leur montrer que je n’étais pas impressionné, et que je n’avais pas peur de me faire passer à tabac, le cas où l’envie leur viendraient de réitérer ce qu’ils avaient fait à ce copain, j’ai donné trois coup de tête dans un panneau en bois situé au fond du cachot.

Ils ont fait venir un médecin, qui m’a envoyé à l’hôpital psychiatrique de Belle-Idée. Arrivé sur place, quinze personnes m’ont ceinturées, et on m’a fait une injection qui m’a fait dormir trois jours de suite. L’avocate de PSYCHEX, association juridique, chargée de lutter contre les abus psychiatriques, est passée me voir deux fois, et peux confirmer que, lors de ses deux visites, je dormais à poings fermés.

En outre, les médecins de cette institution qui tient plus lieu d’outil de répression, et de dispensaire de médicament au bénéfice des entreprises pharmaceutiques, a menti à l’association pour laquelle je travaillais bénévolement, l’Aide Sanitaire Suisse pour la Palestine (ASSP). En effet, ceux-ci étant inquiets pour moi, ont appelés à diverses reprises afin d’avoir de mes nouvelles, sur quoi, le personnel de Belle-Idée, leur a répondu que j’avais vu mon avocate, ce qui bien sur est faux, puisque j’ai dormi trois jours durant.

Pendant mon internement, la police est passée chez moi, sans mandat, et a emporté divers objets qu’elle considérait comme dangereux, tels que couteaux papillons et nunchaku.

Je tiens à préciser, que je possède ces objets depuis quinze ans, que je faisais des arts martiaux à l’époque (y compris nunchaku dans un club), ce qui est très aisément vérifiable ; que je n’ai à ce jour aucun casier judiciaire, et je n’ai jamais fait l’objet d’aucune condamnation. En outre, ces objets ne sont pas illégaux quant à la détention chez soi.

En sortant de cet hôpital psychiatrique, j’ai donc eu la désagréable surprise constater le passage de la police, par le biais de la disparition de ces objets. N’ayant trouvé aucune trace écrite du passage de la police à mon domicile, et n’ayant pas reçu de confirmation tacite de ceux-ci, je me suis rendu chez la concierge de l’immeuble pour lui demander si la police était venu, en mon absence, demander les clefs de mon appartement. Celle-ci m’a répondu qu’ils étaient bien passés, mais uniquement pour demander si j’avais une cave, ce qui sous-entend que ceux-ci ont usé d’un passe pour pénétrer chez moi.

J’ai appelé à maintes reprises la police pour avoir des informations, mais je me suis à chaque fois heurté à un refus de toute information de leur part de me communiquer quoi que ce soit. La preuve tangible est concrète du passage de la police, a pu être obtenue suite à l’intervention de mon frère, non-militant, mais néanmoins avocat, qui lui a réussi a parler avec un commissaire Junod, qui a dit qu’il s’était basé sur une clause d’urgence pour faire une perquisition chez moi, en mon absence.

Devant le refus de la police de me communiquer toute information, et pour leur montrer que je n’étais nullement impressionné par ces méthodes dignes des plus noires heures de la dictature fasciste de l’Allemagne nazie, je suis retourné au poste de police de Cornavin où l’on m’avait arrêté, et j’ai sorti la lettre que j’ai adressé au procureur genevois afin de me plaindre de la police et de l’hôpital psychiatrique. J’ai appelé un ami, professeur de politique suisse à Genève et à Lausanne, et vice-président du centre de démocratie directe à Genève, et j’ai commencé à lui lire la lettre à haute voix pour faire pression sur les policiers présents. Les flics qui m’avaient arrêtés la première fois sont arrivés, se sont emparés de mon sac, et m’ont dit : « on y va ». Le hic, c’est que j’étais en train de lire cette lettre à cet ami, et je luis ai dit : « Ils veulent m’arrêter une deuxième fois, tu raconteras ça à tes élèves de politique suisse à Genève et à Lausanne ». Soudainement, les flics ont vu leurs ardeurs quelques peu refroidies, et m’ont demandé s’ils pouvaient lui parler également. Je leur ai rétorqué que non, que c’était un ami.

En lieu et place de m’arrêter une deuxième fois arbitrairement, ils m’ont jeté hors du poste de police, non sans m’arracher préalablement des mains, la lettre que j’avais déjà envoyé au procureur, et dont bien sur je possédais des copies.

Aujourd’hui encore, j’ai essayé d’obtenir une trace écrite de leur passage, mais je me suis heurté à un mur de silence, et à des réponses du style : « parlez-moi poliment, je ne suis pas n’importe qui ». Je tiens à préciser, que je n’ai fais preuve d’aucune impolitesse, ni de grossièreté. Je n’ai que fait, comme Ulysse, utilisé leurs méthodes, à savoir parler su un ton sec et ferme, mais tout en respectant le langage qu’il est permis d’utiliser pour ne pas être incriminé pénalement (je devrais être plus que stupide pour ne pas appliquer ces préceptes en appelant la police judiciaire, alors que les conversations sont très certainement enregistrées).

Je désire en outre, intenter un procès de droit public auprès du Tribunal Fédéral (je vais certainement être débouté par les instance judiciaires genevoises, comme ce fut le cas déjà maintes fois pour de tiers personnes au vu des différents arrêtés du Tribunal Fédéral et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg (CEDH), d’où la nécessité d’informer un maximum de personnes de mon histoire, notamment dans les milieux et associations qui luttent pour le respect des droits de l’homme et des individus face aux violations étatiques et institutionnelles.


Source/auteur : punkdiver
Mis en ligne le mercredi 17 juillet 2002, par PUNKDIVER
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