L’examen de la demande de liberté conditionnelle a eu lieu cet après-midi. La décision sera prise par le Juge d’application des peines vendredi 19 juillet à 1O heures.
François ROUX, l’avocat du porte-parole de la Confédération paysanne s’est déclaré pessimiste. En effet, le procureur a fait savoir qu’il ferait appel si la réponse était positive. Selon ce dernier, l’opinion publique ne pourrait pas comprendre que l’on relâche un homme qui risque encore 14 mois de prison ferme. Cette position est d’autant plus scandaleuse qu’elle vient anticiper une décision de justice. Aux yeux de la Loi, tant que la Cour de Cassation ne s’est pas prononcée sur la condamnation en appel suite à une action anti-OGM au CIRAD de Montpellier, M. José Bové est considéré comme non coupable.
La répression de délits syndicaux se mue peu à peu en un harcèlement politico-judiciaire. En s’acharnant sur José Bové, le procureur de la République de Montpellier semble avoir fait de cette affaire une question personnelle.
La libération effective de José Bové interviendra donc certainement le 1er août. Nous vous invitons à prendre les mesures nécessaires pour venir nombreux l’accueillir à sa sortie de prison.