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[don't hate the media... become the media]   16/05/08 - 18:15
[dépêches]
FRANCE PRISONS - RÉPRESSION

L’attentat de Quévert ne s’use que si l’on s’en sert
LE JOURNALISTE CHARLIE GRALL ARRÊTÉ

Le tragique, magique et toujours très mystérieux attentat de Quévert continue à justifier les graves atteintes aux libertés démocratiques commises par le gouvernement de la gauche plurielle française en Bretagne. Cet attentat sert de pitoyable moyen de justification aux méthodes de la police politique D.N.AT. et de la justice d’exception parfaitement représentée par la 14ème section du parquet de Paris, gangrenée par la très droitière Association Professionnelle des Magistrats(liens avec les services spéciaux espagnols de Felipe Gonzales, chef suprême des G.A.L., article antisémite publié dans le bulletin de cette association par un haut magistrat, liens avec les réseaux Pasqua-Mitterrand fils de ventes d’armes en Angola et en Afrique du Sud de l’époque de l’apartheid).

Ainsi, ce mardi 26 juin, le journaliste breton Charlie Grall, rédacteur en chef de l’hebdomadaire « Breizh-Info » a été arrêté à Karaez/Carhaix (Penn-ar-Bed/Finistère) par la D.N.A.T.dont les membres reconnaissent ouvertement faire partie d’une police politique. Le prétexte donné « de source policière » est, une fois de plus, l’attentat mortel de Quévert.

Aujourd’hui aussi devait comparaître devant la Cour d’Appel française de Rennes le prisonnier politique breton Kristian Georgeault, lui- même en détention « provisoire » depuis treize mois et trois semaines sous le prétexte de l’attentat de Quévert. Cette affaire correctionnelle devait déjà être évoquée fin octobre 2000 devant cette cour : elle avait du être reportée à aujourd’hui car l’avocat général français avait alors prétendu qu’il ignorait que Monsieur Georgeault fût détenu. Aujourd’hui, comme par hasard, Monsieur Georgeault a du se rendre à une audience devant le juge des libertés et de la détention au palais de justice de Paris...

Le gouvernement français a-t-il peur que Monsieur Georgeault puisse s’exprimer devant un tribunal en présence du public ? C’est à notre avis l’explication de cette man ?uvre grossière Le public ayant fort légitimement exprimé son indignation en même temps que son soutien à Monsieur Georgeault et à sa famille, la police française l’a expulsé de la salle d’audience avec des coups particulièrement brutaux et des insultes. Rappelons ici que Monsieur Jean-Yves Cozan,,au cours d’un débat organisé le 13 juin 2001 à Rennes sur le thème « Régionalisme et République » par l’hebdomadaire « Marianne » avait déclaré : « C’EST D’AILLEURS UNE HONTE QU’IL Y AIT ENCORE SEPT BRETONS EN PRISON A PARIS ALORS QUE RIEN OU SI PEU N’A ETE PROUVE CONTRE EUX », déclenchant ainsi les applaudissements de la salle. Après le débat, alors qu’il était remercié pour cette déclaration, Jean-Yves Cozan avait précisé : "C’EST LA MOINDRE DES CHOSES, C’EST UN SCANDALE CETTE HISTOIRE ».

Le 19 avril dernier déjà, interrogé par une journaliste de TV Breizh, le politicien socialiste français Kofi Yamgnane, député du Finistère, ancien Secrétaire d’Etat, avait déclaré, au sujet de l’attentat mortel commis contre le MacDonald’s de Quévert (Côtes-d’Armor) :

« On ne tue pas quelle que soit la cause, surtout des innocents comme elle, et je crois que ceux qui ont posé cette bombe là, je ne sais pas qui c’est. On a bien quatre personnes en prison, mais comme elles n’ont pas avoué, on ne sait pas, pourquoi d’ailleurs on les mettait en prison ,il n’y a rien de très clair là-dessous. »

A l’époque, le pouvoir politique français avait désignés comme coupables, au mépris de la présomption d’innocence, quatre militants d’Emgann arrêtés au début mai 2000 et toujours incarcérés depuis, en détention « provisoire ».

Aujourd’hui, Messieurs Kofi Yamgnane et Jean-Yves Cozan, dont la rivalité politique est bien connue, disent tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

Nous exigeons la libération immédiate des sept prisonniers politiques bretons en détention « provisoire », pour le plus ancien depuis maintenant dix-neuf mois et demi, pour les quatre plus récents depuis maintenant treize mois et demi, comme la mise en liberté immédiate de Charlie Grall.

Le Comité brestois, membre de la Coordination Anti-Répressive de Bretagne, organise un rassemblement de protestation à Brest, devant le commissariat de la police française, à 18 heures le mercredi 27 juin. D’autres initiatives sont en cours.

Rassemblement le 27 juin à 18 heures devant le commissariat de la police française à Brest.

Pour la Coordination Anti-Répressive de Bretagne Claude Le Duigou

-  Site internet http://www.chez.com/carb


Source/auteur : Carb
Mis en ligne le mercredi 27 juin 2001, par Rosta
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