Les 17 militants qui occuppaient vendredi l’annexe du ministère de la Justice de Strasbourg afin de protester contre les mesures de traitement infligées à Ahmed ne sont plus en garde à vue, et ont été tranférés à la maison d’arrêt. Ils seront présentés demain lundi en comparrution immédiate, aux dernières nouvelles l’audience à lieu à 14H30 à Strasbourg. Voici ce qu’écrivait No Border samedi au sujet des condition de l’occupation :
"Une vengeance de plus"
"Encore une fois, le parquet et la police de Strasbourg ont réagit à une action étiquetée "No Border" en perdant tout sang-froid et tout contrôle d’eux-même : après une intervention violente du GIPN pour dégager le batiment occupé, le procureur présent sur les lieux a annoncé son intention de poursuivre les militants pour un délit de "séquestration" et a assimilé les faits à une "prise d’otage". Les passants et les journalistes présents sur les lieux ont pourtant pu constater tout au long de l’après-midi que les trois employés étaient libres de quitter les lieux et ne sont restés, selon leurs déclarations, que sur ordre de leur administration... c’est à dire le ministère de la justice, le même qui, par l’intermédiaire du parquet, affirme à présent qu’ils étaient retenus !
A cet instant, les vingt personnes qui ont été arrétées hier soir et placées en garde à vue sont encore séquestrées au commissariat : et elles, elles ne sont pas libres d’en partir.
Nous exigeons leur libération immédiate et l’abandon de toute poursuite judiciaire à leur égard. Nous continuons à exiger la sortie de l’isolement pour Ahmed, sa libération, ainsi que l’abandon des poursuites contre tous les participants au campement
Samedi 24 Aout 2002 à 12h00 Collectif de soutien à Ahmed No Border.