Dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 juillet 2002, des militant-es et des sympathisant-es d’Anaram au Patac ( mouvement révolutionnaire de la gauche occitane) ont été agressés par des policiers. Insultes fascistes, homophobes et sexistes ont accompagné les coups. Un militant a été violemment frappé au visage, le choc éclatant la pommette et touchant l’oil. Une jeune femme s’est fait cracher au visage par un policier, une autre a été traînée par les cheveux. Tous ont été traités de « parasites de la société », de « sales chômeurs » alors qu’ils travaillent ! Du racisme social qui montre bien la considération de ces agents pour ceux qui vivent la précarité
4 personnes ont été arrêtées, plus une cinquième qui l’a été alors qu’elle venait porter plainte. La garde à vue, de 12 heures, a été émaillée d’insultes et d’humiliations.
3 personnes ont fait attester par certificat médical les coups reçus. 4 plaintes ont été déposées pour coups et blessures, insultes et crachats.
Comble de l’injustice de cette situation, les 5 jeunes sont convoqués au Tribunal de Pau le 1er octobre prochain.
Le motif de ce déchaînement de violences policières ? La dizaine de jeunes (et non pas une trentaine comme le prétend la presse) étaient assise et discutaient CALMEMENT près du fronton du Hédas après à la fermeture du local d’Anaram au Patac. Deux voitures de police sont descendues au quartier suite à une bagarre qui a eu lieu non loin de là. Les militants et sympathisants n’étaient en RIEN concernés par cet affrontement. La police est arrivée APRES la bagarre sur les lieux. Les agents ont alors violemment pris à partie les personnes présentes. Aucune discussion calme n’a été possible, les policiers ayant CHOISI la méthode violente et les insultes.
Comme le dit la presse une altercation a bien eu lieu, mais ce sont les agents qui ont été les agresseurs.
Cette agression se situe dans un contexte de multiples contrôles et provocations policières depuis les dernières élections présidentielles. Elles touchent la Tor deu Borreu, local où se réunissent les militant-es et sympathisant-es d’Anaram Au Patac à Pau. Depuis les déclarations ultra - sécuritaires du Premier Ministre et du Ministre de l’Intérieur, la police se croit en droit d’agir en toute impunité. La répression du mouvement social se généralise, les incarcérations se multiplient (José Bové, Lof au Pays Basque pour une action sur la signalisation bilingue.). Les revendications politiques portées par Anaram au Patac dérangent. Certains policiers entendent les faire taire avec des coups. A nous tous de réagir.
Anaram Au Patac refuse d’accepter les coups, les insultes et les humiliations.
Anaram Au Patac appelle toutes et tous à soutenir les 5 inculpé-es le mardi 1 er octobre à 14 heures au Tribunal de Pau
Que demandi l’alargada deus 5 inculpats-das e que los policièrs ahuecaires comparescan en justícia entà explicà’s deus lors actes.
Je demande la relaxe des 5 inculpé-es et que les policiers agresseurs comparaissent en justice pour s’expliquer de leurs actes.
Vous pouvez signer ce texte et l’envoyer à : iso.har@wanadoo.fr