Entre les dernières élections présidentielles et le mois de juillet, la Tor deu Borrèu, le local ou se réunissent les militants d’Anaram au Patac et leurs sympathisant(e)s, a été l’objet de multiples contrôles et provocations policières.
Dans la nuit de jeudi 4 et vendredi 5 juillet, les dernières personnes qui quittaient la soirée festive organisée au local, ont été prises à partie par les occupants de deux voitures de la police nationale pour la énième fois.
Dés leur arrivée les policiers ont menacé plusieurs personnes avec des bombes lacrymogènes et s’il est vrai que les militant-e-s ont demandé les raisons de l’intervention ceux-ci sont restés calmes. Par contre les agents n’ont pas supporté qu’on leur demande des comptes et ont tout de suite employé la force et tenté d’arrêter plusieurs personnes.
Face aux protestations des militants contre ce harcèlement, les forces de l’ordre se sont déchaînées. Insultes fascistes, homophobes et sexistes ont suivis de la part des policiers, pour finir par des coups distribués à tout le monde. Résultats des courses : 4 arrestations sur place plus celle d’une sympathisante venue porter plainte le vendredi matin ; 3 bléssé(e)s dont un avec une interruption temporaire de travail (ITT) et une convocation pour tous le monde le 1er octobre.
Quand aux soit-disant désoeuvrés ils rassemblaient une animatrice, un éducateur, une institutrice, deux élèves éducateurs et deux ouvriers.
Depuis les déclarations ultra-sécuritaires du Premier Ministre et du Ministre de l’Intérieur français, la police se croit en droit d’agir en toute impunité. La répression du mouvement social se généralise, les incarcérations se multiplient. Les revendications politiques portées par Anaram Au Patac dérangent. Certains policiers entendent les faire taire avec des coups.
C’est pour cela que nous avons décidé, avec le soutien de plusieurs organisation et des centaines de personnes qui ont signé la pétition, d’organiser 3 jours de résistance autour du procès.
Le samedi 28 septembre à 15h, après la manif pour la Palestine, une manifestation est organisé pour la relaxe pur et simple des inculpés et pour que les policiers agresseurs répondent de leurs actes
Car ce qui est arrivé au Hédas est l’illustration de ce que connaissent de plus en plus de militants mais aussi les jeunes des couches populaires, c’est pour cela que lundi 30 septembre, une conférence débat avec Maurice Rasjfus, président de l’Observatoire des libertés publiques au complexe de la République à Pau salle 707, mettra en évidences les liens entre les politiques sécuritaires mises en place par les différents gouvernements et les violences policières qui en découlent inévitablement.
Puis le mardi 1er octobre, nous invitons tout le monde a assister au procès et a venir témoigner sa solidarité en passant à la table d’information que nous tiendrons devant le tribunal de Pau à partir de 14h.
Anaram Au Patac refuse d’accepter les coups, les insultes et les humiliations et appelle toutes et tous à soutenir les 5 inculpé-es lors des différentes mobilisations :
Samedi 28 septembre : manifestation à 15 heures. Rendez-vous devant la préfecture de Pau
Lundi 30 septembre : Soirée publique sur les politiques sécuritaires et les violences policières avec Maurice RASJFUS. A partir de 20 h 30, salle 707 du complexe de la république à Pau
Mardi 1er Octobre :rendez-vous à 13 heures devant la Tor Deu Borreu (2 côte de la fontaine, quartier du Hédas) pour accompagner les inculpés au Tribunal à 14 heures. Mobilisation toute l’après midi devant le tribunal.
Un appel à la solidarité financière est également lancé. Les frais engagés sont très lourds pour nous (avocat, tracts, affiches, travail d’information, très probables amendes...). Merci d’adresser vos chèques à Anaram Au Patac - 2 còsta de la hont - Hédas - 64 000 PAU - Occitania. Chèque à l’ordre de SOLIDARITAT
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