Le 3 août dernier, profitant des vacances scolaires les parlementaires ont adopté la loi d’orientation et de programmation sur la justice, y ajoutant un amendement portant sur les établissements scolaires.
Désormais, tout élève injuriant un enseignant ou un personnel d’établissement scolaire peut être présenté devant la justice pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique » : « l’outrage est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euro », précise la loi.
Comme le dit M. Xavier Darcos, ministre délégué à l’enseignement scolaire, cette mesure a « surtout une valeur symbolique » . Quel symbole ! Avec cette loi, le personnel éducatif est assimilé à la police. Dans le même temps, alors que le budget 2003 prévoit 1884 emplois supplémentaires pour le Ministère de l’Intérieur, dans l’Education, c’est 5600 surveillants en moins, 18000 aides-éducateurs non renouvelés, 5000 créations de postes d’enseignants obtenus suite au mouvement lycéen qui se trouvent annulées...
Nous ne voulons pas d’un monde où l’école devient prison, où les rapports entre enseignants et élèves s’apparentent à des rapports de policiers à délinquants.
Les jeunes ne sont pas dangereux, ils sont en danger !
Pour que l’éducation ne soit pas remplacée par la répression, réagissons !
Par cette pétition, nous, lycéens, lycéennes parisien(ne)s, nous nous adressons à trous les personnels de l’Education, enseignants, proviseurs, personnels ATOS...
Nous vous demandons avec vigueur de vous engager publiquement à ne pas appliquer cette disposition.