Malgré l’avertissement du président Robert Mugabe, la première journée de grève générale a paralysé une grande partie du Zimbabwe. Dans la capitale, Harare, comme dans les grandes villes, les adhérants à l’initiative lancée par le syndicat national des travailleurs (Zctu) ont été nombreux hier. Aucun incident avec la police n’a été signalé.
Lovemore Matombo, président de l’organisation syndicale, avait invité les travailleurs à rester chez eux pour éviter tout incident. Le gouvernement a réaffirmé qu’il était totalement opposé à la grève et l’a déclarée illégale car proclamée pour raisons politiques et non économiques.
C’est aujourd’hui la seconde et dernière journée de suspension totale des activités et le Zctu prévoit que 99 pour cent des activités du pays seront suspendues. L’agitation syndicale vise à protester contre la décision de la compagnie pétrolière nationale (Noczim) de faire augmenter le prix de l’essence de 74 pour cent et celui du gazole de 67 pour cent.