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[don't hate the media... become the media]   12/05/08 - 08:26
[dépêches]
FRANCE PRISONS - RÉPRESSION

Le devoir de mémoire

Lyon, le 22 octobre 1984. Un homme marche vers son domicile, il est suivi par des personnes en civil. Il monte à son appartement, redescend et se fait interpeller par ceux qui le suivaient... Le 24 octobre, sa garde à vue se transforme en mise en examen. Cet homme, c’est notre camarade et ami Georges Ibrahim Abdallah qui entame donc, ce jour, sa dix-neuvième année de détention.

Après un procès qui ne fut qu’un piètre simulacre de « justice » et dans lequel les Etats-Unis étaient partie civile, voici que depuis ces si longues années notre camarade est toujours un homme droit, un homme libre et un homme politique qui ose la solidarité, même en prison. C’est au nom de cette solidarité que Georges Ibrahim Abdallah est aujourd’hui à l’isolement à Fresnes. Pour combien de temps ?

Si les sionistes nous rabattent les oreilles avec leur « devoir de mémoire », cette idée même n’est pas leur apanage. Ce Devoir de Mémoire doit être entretenu par tous les militants politiques révolutionnaires afin que chaque acte criminel perpétré contre l’un des siens ne reste pas impuni ou tout simplement ne tombe dans l’oubli.

Ici et maintenant , tous ensemble, nous devons lutter pour que cesse l’humiliation d’une mise à l’isolement. Ensemble, nous devons exiger -pour le moins- le retour de Georges Ibrahim Abdallah dans une centrale, avant que l’Etat Français ne se décide ENFIN à l’expulser vers le Liban.

Ecrire et témoigner sa solidarité participe au Devoir de Mémoire. N’oublions pas que ce qui arrive aujourd’hui à Georges Ibrahim Abdallah va se répéter demain pour d’autres militants révolutionnaires, car les temps sont difficiles, et le pire est à venir.

Seule la lutte nous sortira des griffes des réactionnaires, des bourreaux et des barbares. Nous ne plierons pas, au contraire, nous allons nous unir encore plus, et mieux...

...et nous vaincrons.

-  A sa famille, nous exprimons ce jour notre solidarité à toute épreuve.

-  A Georges, nous voulons dire ces quelques vers écrits dans la prison de Khiam (sud-Liban), par les prisonniers otages des sionistes : « on enchaîne les corps, mais l’âme est libre, toujours libre, et elle est fière ».

Le 24 octobre 2002
Comité de Lutte contre la Barbarie et l’Arbitraire
777, bd des Nations Unies
13 300 SALON - France
clba@subdimension.com


Source/auteur : Comité de Lutte contre la Barbarie et l’Arbitraire
Mis en ligne le samedi 26 octobre 2002, par agence de presse associative
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