En confirmant le 19 novembre 2002, les peines de prison prononcées par la Cour de Montpellier, la Cour de Cassation décide d’envoyer José Bové, porte-parole de la Confédération paysanne, en prison pour 14 mois. La dureté sans précédent de cette condamnation (aucun responsable syndical de niveau national n’ayant été incarcéré depuis le régime fasciste de Vichy) montre la dégradation des libertés syndicales dans notre pays. Il est urgent que nous nous mobilisions massivement pour empêcher cette incarcération. Pour cela, nous vous demandons d’écrire sans tarder au Président de la République française.
Afin de soutenir José Bové et René Riesel, vous pouvez :
> Commander des cartes postales de soutien auprès de la Confédération Paysanne
> Ecrire au président de la république en utilisant le modèle ci-dessous que vous pouvez également télécharger
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Monsieur le Président de la République Palais de l’Elysée 55, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris
Monsieur le Président,
En vertu des pouvoirs qui vous sont conférés par l’article 17 de la Constitution française, j’ai l’honneur de solliciter la grâce de MM. José Bové et René Riesel, eu égard à la peine de 14 mois d’emprisonnement chacun, prononcée par la Cour d’Appel de Montpellier le 21/12/2001, peine rendue définitive par la Cour de Cassation le 19/11/2002.
Ils se sont opposés, avec d’autres militants et de nombreux syndicats et associations, à l’introduction des OGM dans l’agriculture et l’alimentation. Ce refus est toujours partagé par la très grande majorité des français et des européens.
Cette peine a de graves conséquences sur les activités syndicales de M. José Bové, porte-parole national de la Confédération paysanne, dont les interventions citoyennes ont reçu, en France et dans le monde, un très large écho dans l’opinion publique, préoccupée de la qualité et de la sécurité alimentaires et des conséquences de la mondialisation libérale de nos économies.
Leur incarcération serait une lourde atteinte à l’image de notre pays, aux libertés publiques, en particulier au droit syndical et elle jetterait un trouble chez nos concitoyens.
C’est la raison pour laquelle je sollicite que vous dispensiez MM. José Bové et René Riesel d’exécuter cette peine.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.
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