Au niveau des teufs, le double langage gouvernemental ne faisait aucun doute. Les annulation de soirées et les saisies de sons se succèdent à n’en plus finir. Le choix est simple : clandestinité ou répression.
Annulations de soirées
Organisation : ADME
Ville : Dijon
Date : 08/06/2002
Faits : Arrêté préfectoral contre la salle pour des raisons de sécurité.
Plus aucune soirée ne pourra être organisée jusqu’à nouvel ordre.
Conséquences pour l’organisation : Pertes des avances faites, mais assurance annulation.
Organisation : AK44
Ville : Metz
Date : 18/05/02
Faits : Depuis la mise en place du décret le 03 Mai 2002, la FIM (Foire
internationale de Metz) a décidé d’interrompre l’organisation de soirées, pour des raisons de drogues et d’armes blanches (cf Doc écrit par la FIM). L’annulation a été donnée par la FIM une semaine avant l’événement.
Conséquences pour l’organisation : Pertes de cachets avancé aux artistes, assurance annulation.
Organisation : Hot Sound
Ville : Nancy
Date : 27/05, 20/07 et 10/08
Faits : Trois soirées annulées en l’espace de 3 mois :
première soirée annulée qui devait se dérouler au Zénith de Nancy, car la demande d’autorisation n’avait pas été envoyée dans les temps.
Deuxième soirée annulée devait se tenir dans un fort près de Nancy. Le propriétaire a reçu une mise en garde orale contre l’organisation de soirées techno dans son lieu. Le lieu n’étant pas adapté le propriétaire de la salle a du refuser la soirée.
Troisième soirée devait se dérouler dans un stade de football dans la vile de Baccarat. Refus de la commission de sécurité deux jours avant. Conséquences pour l’organisation : Pertes d’environ 20 000 à 30 000 euros en trois mois. Risques de dépôt de bilan de la SARL qu’il avait créé il y a huit mois rentrer dans la « légalité ».
Organisation : Christophe Moulin
Lieu : Normandie
Date : 07/06
Faits : Deux salles contactées : Mise en garde écrite contre le propriétaire d’un club de Normandie, contre l’organisation de soirées techno. Pas d’ autorisation de fermeture tardive accordée à la salle L’Ultrason, annulation de la soirée.
Conséquences pour l’organisation : Pas de pertes car l’association ne proposait que le plateau. Mais difficultés suite à ces deux événements de trouver des lieux adaptés.
Organisation : NC par peur de représailles
Lieu : Cannes
Date : NC
Faits : Après-midi techno organisée sur un lieu prêté par la Mairie et reconnu comme squat d’artistes depuis 10 ans. Intervention policière, pour couper la musique pour cause de gêne de voisinage. Musique coupée, et mise en place de percutions. Retour de la police nationale, charge violences, gaz lacrymogènes. Pression de la part du procureur de la république pour qu’il n’y ait pas de plainte de la part des organisateurs.
Organisation : SSP
Lieu : Var
Date : 07/07/02
Faits : Refus de la part de la préfecture pour demande tardive et lieu non adapté.
Nom : Association Loi 1901 LC-LA-CI
Lieu : Alpes-Maritimes
Type de soirée : Festival de Musiques Electronique payant 2000 à 3000 personnes le 31/08/02
Faits : Annulation après 4 mois de présentation de dossiers, de rencontres avec les mairies, préfectures, gendarmeries... et de demandes envoyées qui n’ont pas été répondues pour la plupart.
Nom : Nautilosh - Association Culturelle Maritime Européenne - http://www.nautilosh.org
Lieu : Dunkerke
Type de soirée : Soirée payante, accueillant des artistes de divers styles musicaux (Raga, Jungle, Dub, Hardtekno, Hardcore, ..). Concerts, artistes électroniques, etc... 16/11/02
Faits : Annulation le 15/11/02. Pas de motif clair invoqué. Attente du remplissage du questionnaire OF par les organisateurs.
Nom : YESAOW ASSAUT - Agricore Party
Lieu : Limousin
Type de soirée : Soirée payante organisée par une association loi 1901 dans une ancienne salle polyvalente appartenant à un particulier.
Faits : Refus de la part de la Marie car le bâtiment n’est pas aux normes de sécurité. Des soirées plus conventionnelles y sont organisées (balles,
mariages, etc...).
Saisies de sons
Organisation : Yatha-Butha
Date : samedi 18 mai 2002,
Lieu : Sauclière (Aveyron),
Faits : Saisie de la sono d’une fête d’anniversaire réunissant 150 personnes. Le propriétaire du terrain a eu aussi des problèmes avec les gendarmes et a du signer une déposition bidon ! Les organisateurs avaient l’autorisation du maire
Fucking Crackers : Vers Perpignan 08/05/02 Free Party. Son saisi
Kway : Vers Barjac 12/05/02 Free Party. Son saisi
Salam/DDS/TRS/Psykostazi : Sarzeau (56) prêt de Vannes. Free Party. Son saisi par les gendarmes.
Son saisi Est de la France : Week End 22/23 Juin.
Son Oxyde saisi Rennes : Week end 15/16 Juin.
Procès : Amende de 500 euros par organisateur son rendu.
09/08 : Ardèche : Free partie de 700 personnes. Charge de plus de 120 CRS et gendarmes. Saisie de son. Violences. Inculpations.
2002-11-12 : Teuf K1/recidivist : Intervention Policière sur le lieu. Saisie du matériel.
Nuits Blanches : Soirée gratuite sous le Pont de Tolbiac. Charge de CRS, violences, gazs lacrymogènes.
Week-end du 09/11/02 : Echo6Tem + Recidivist : Nord de la France : Saisie du son par les gendarmes à 07h00 du matin.
Week-end du 16 Novembre : Marcoux / Loire : Organisation d’un anniversaire de 50 personnes sur un terrain public (forêt...). Intervention des gendarmes. Saisie du son. Interpellation des deux « organisateurs de rave »
qui en fait ne faisaient que fêter leur anniversaire avec de la musique techno en plein-air.
Plus de 25 sound systems ont été saisis, mais ils n’ont pas été répertorié car les fêtes étaient trop petites et peu médiatisées.
Organisateurs rencontrant ou ayant rencontré des difficultés ou des incidents
Nom : Astropolis SARL
Lieu : Finistère Nord
Type de soirée : 8ème édition du Festival de Musiques Electroniques payant
Dossier : Non fourni mais disponible
Problèmes rencontrés : Arrêté municipal de la part du maire de la commune, pour des raisons non-valables. Arrêté annulé par le Tribunal administratif de Rennes. Fortes pressions locales.
Déroulement : Aucun incident n’a été à déplorer. Organisation parfaite, comme l’a souligné la préfecture.
Nom : Association Loi 1901 LC-LA-CI
Lieu : Alpes-Maritimes
Type de soirée : Festival de Musiques Electronique payant 2000 à 3000 personnes le 31/08/02
Dossier :
Demandes faites un mois à l’avance, auprès des préfectures concernées (Alpes-Maritimes & Var).
Présence confirmée de : Croix Rouge, Médecins du Monde, Sapeurs Pompiers.
Société de sécurité agréée par la Préfecture. Assurance responsabilité civile
MAIF
Prise de contact avec VERITAS pour agrément installation électrique. Demandes faites pour terrains en extérieur :
Commune de Cipières (Alpes Maritimes) : Demande écrite faite le 07/05/02.
Réponse envoyée par le conseil municipal le 17/07/02. Refus du conseil municipal écrit sans motif invoqué. (lettre fournie dans le dossier). RDV pris avec la gendarmerie de Bar-sur-Loup pour annoncer la soirée
Commune de la Bastide(Var) : Terrain situé sur le Mont Lachuens. Le terrain appartient à la commune et au SIVOM. Terrain répondant au normes de sécurité (2 accès distincts pour les voitures, zone non forestière, etc...). Terrain souvent « squatté » pour des soirées non déclarées, sans aucune intervention de la part des autorités. Refus de recevoir l’association LC-LA-CI de la part de Maire de La Bastide et de la part du Président du SIVOM. Amalgame fait entre Festival Electronique Payant et Free-Partie.
Commune de Cogolin : Une soirée de musique Reggae s’y est déroulée au mois de Juillet. Envoi du dossier complet de présentation de l’événement par Fax.
Demande d’autorisation refusée sans entretien préalable avec l’association, ni réponse écrite invoquant un motif précis. A ce jour aucun lieu n’a été trouvé pour cette association qui navigue de préfectures en mairies et se voit fermer toutes les portes. Discrimination musicale et amalgame entre « Fête Légale Payante » et « Free Partie ».
(Affaire à suivre)
Nom : Braderie Electronique - www.electroad.com
Lieu : Lille - NordExpo - 24h de concerts électroniques Non- Stop
Type de soirée : Soirée payante. Evénement multi-sons intérieur + extérieur durant 24h.
Problèmes rencontrés : Intervention des forces de l’ordre à 1 heure du matin pour arrêter un des chapiteaux abritant le son house musique. Puis on fait
pression sur les organisateurs afin de baisser le son sur tous les stands même ceux ne possédant qu’un kw de son... Toutes les autorisations avaient été obtenues par les organisateurs. Un manque de communication flagrant entre les différentes autorités concernées.
Pertes : L’organisation à perdu entre 20 000 et 30 000 euros et a également perdu du crédit par rapport à son public.
Nom : Déocore
Lieu : Strasbourg
Type de soirée : Soirée payante - Dans le cadre du Téléthon. Tous les bénéfices devaient être reversés au Téléthon.
Problèmes rencontrés : Refus de la sale après acceptation du dossier par la Mairie. Motif pas assez de courant électrique dans la salle. L’organisation
propose donc d’alimenter la salle via un groupe électrogène extérieur. Refus de la part de la salle. Les organisateurs ont du trouver un autre lieu pour
la semaine suivante, et décaler les artistes bookés ce qui aurait pu causer un préjudice dans le cas de l’annulation d’un artistes, puisque 50% des cachets sont versés avant l’événement.
Nouveaux Problèmes rencontrés : Après avoir en quelques jours, retrouvé une salle afin de pouvoir organiser leur rave party, le Gymnase de Corcieux,ils se trouvent de nouveau face à un mur. Après avoir reçu un accord de la part du Maire de Corcieux pour un événement finissant à 4h du matin, et avoir reçu une autorisation de débit de boisson, le Maire c’est rétracté....
Suite à un avis défavorable émis par la commissions de sécurité. L’ association du Téléthon locale s’est également rétractée, car, selon son président : « Le Téléthon ne reçoit pas d’argent des soirées types « Raves Party », car l’association ne veut pas être associée à ce genre d’ événements,... ». Le médiateur « Rave » de la préfecture du Jura a été informé de ce dossier. Un suivi très méticuleux des actions menées par le médiateur sera effectué. Ces organisateurs sont victimes d’une campagne propagande « anti-rave » qui sévit actuellement dans l’est de la France, et qui est menée par une mère et son mari dont la fille est décédée tragiquement lors d’une prise d’extasy hors rave party, et qui avant dans sa poche lors de son décès un « flyer » pour une soirée organisée par cette organisation.
Nom : Squatt Alternation
Lieu : Paris
Type de soirée : Soirée alternative organisée par le Squatt Alternation.
Présence d’artistes européens : Italie, Autriche, Allemagne. 400-500 personnes.
Faits : CF Rapport d’incident. Infiltration des forces de l’ordre en civil sans brassards. Agression de certains participants à l’aide de bombes lacrymogènes.
Nom : AK44
Lieu : Metz
Type de Soirée : Soirée payante organisée dans le nouveau Parc des Expositions de Metz. Première soirée de ce type organisée dans ce lieu. Deux salles pour
une capacité totale de 6 000 personnes.
Faits : Pas d’autorisation de vente de boissons alcoolisées délivrée. Ces organisateurs ont fait plus de 10 soirée durant 2001 et 2002, d’une capacité
de 2000 à 5000 personnes, aucun incident ni accident dû à la consommation abusive d’alcool n’ont été a déplorer. L’organisation demande quel sont les critères de sélection pour délivrer ces autorisations.
Les problèmes en région
Est de la France :
Un événement tragique à frappé l’est de la France durant l’été : une jeune fille est décédée suite à la prise d’extasy, en dehors d’une rave party. Et cette jeune fille avait dans sa poche, un flyer pour une soirée Rave payante, organisée par « Hot Sound », qui a du changer de nom suite à cet incident pour « Déocore ». Depuis cet incident les parents très choqués, mènent une campagne farouche anti-rave party, associant dealers et organisateurs. Au mois de juillet un article très diffamatoire a été publié dans l’Est Républicain, mettant en avant le fait que les organisateurs de soirées raves étaient des dealers de drogue, et présentait le flyer de la soirée « Hot Sound », disant que l’on pouvait explicitement lire, pour les habitués, que de la drogue serait disponible sur place... Cet article a été repris au Journal de 20H sur France 2, montrant le flyer de la soirée, et portant un très grand préjudice aux organisateurs de cet événement, dont l’ un est Colonel dans l’Armée Française.
Un droit de réponse a été demandé à l’Est Républicain, et a été refusé par la rédaction, prétextant que les dealers (ou meurtriers) n’avaient pas droit de réponse.
Ces parents, ont lorsqu’ils ont appris que cette même organisation souhaitait faire un autre événement, ont fait un mailing aux maires, préfets, gendarmeries et autres associations type Téléthon, leur disant qu’il était inadmissible que des raves parties soient organisées dans l’est...
Une violente campagne de répression frappe actuellement les organisateurs dans l’est de la France, et les autorités ne semblent pas vouloir suivre le message qui a récemment été lancé par la ministère de l’intérieur. Technopol et l’Observatoire de la Fête s’inquiètent de cette situation de discrimination et de répression accrue.
Rapport incident soirée du 16/11/02 squatt Alternation
Présentation du lieu :
Alternation est un squatt artistique reconnu qui fonctionne avec l’accord de la mairie de Paris, et dans lequel sont organisées des soirées offrant une
programmation musicale allant du Rock à la musique Electronique Expérimentale. Le squatt a signé un accord avec la Mairie, et a reçu la visite du commissaire du 12ème arrondissement pour donner son aval pour l’ organisation, et aider le squatt à gérer les afflux massifs de voiture, et la sécurité des participants en surveillant notamment fauteurs de troubles qui ne font pas partie du mouvement des musiques électroniques.
Les soirées n’ont pour l’instant généré aucun incident, la salle accueillant les soirées se trouve dans un sous-sol disposant de deux voies d’accès, et aucune plainte du voisinage n’a été reçue pour nuisances sonores.
Ce lieu est un symbole de la culture alternative à Paris, pour les artistes désirant organiser des événements mais n’ayant pas un budget suffisant pour
travailler avec des structures établies comme les salles de concerts ou les discothéques.
Ce lieu représente un lieu d’échange multi-culturel pour les artistes ne souhaitant pas faire partie du mouvement artistique commercial.
Les soirées organisées réunissent entre 300 et 800 personnes.
La soirée du 16/11/02 :
La soirée était organisée par le Squatt Alternation. Cette soirée débutait à 21h par des concerts alternatifs, et se prolongeait toute la nuit avec des
artistes invités de Berlin en Allemagne, d’Autriche, d’Italie et de différentes régions de France. La soirée a réuni 400 ou 500 personnes.
Rappel des faits :
Les « incidents » avant la soirée :
De nombreux contrôles de police avaient lieu sur le Boulevard Diderot, autour de la sortie du métro Rueilly-Doderot. Les personnes contrôlées étaient principalement de jeunes de nombreux témoignages sont disponibles à ce sujet). Des fouilles systématiques des sous-vêtements étaient faites tant pour les filles (culottes et soutiens gorge, fouilles faites par des femmes, heureusement), que pour le garçons. Des voitures de police procédaient également à des contrôles de jeunes qui arrivaient par d’autres moyens de transport que le métro. Des ordres avaient donc été donné concernant la soirée, car les contrôles étaient très ciblés en fonction de l’apparence et de la tenue vestimentaire des personnes. Ces contrôles ont duré jusqu’à 00h00 environ.
Les « incidents » pendant la soirée :
Vers 1h30, des individus se sont infiltrés au premier étage du Squatt, qui sert de lieu de repos, pour les personnes ne désirant pas écouter de musique. Ces individus, en civil, ne se sont pas identifiés comme étant des policiers et se sont mêlés à la foule des jeunes présents à l’étage. Ces individus ont sorti des bombes lacrymogènes, et ont commencé à asperger les personnes présentes à l’étage (de nombreux témoignages sont disponibles à ce sujet), créant un mouvement de panique. Les responsables du squatt ont procédé sans violence à l’expulsion de ces provocateurs qui se sont alors identifiés comme étant des Policiers, sans brassards ni autres signe distinctifs. Ces « Policiers » ont alors tenté, une nouvelle fois, de s’infiltrer dans le squatt profitant du mouvement de panique qu’ils avaient provoqué avec les gazs lacrymogènes.
Expulsés à nouveau, ils ont continué à répandre du gaz lacrymogène par les fentes prévues dans les portes pour les courriers de grande dimension. Aucune réponse à l’agression n’a été faite par les personnes du squatt. Si aucune victime n’était à déplorer parmi les forces de l’ordre, à l’ origine de l’affrontement, un grand nombre de jeunes et, notamment, des jeunes filles ont été très affectés par les gazs lacrymogènes (de nombreux témoignages sont disponibles à ce sujet). Le sous-sol, moins aéré, a également reçu des gazs lacrymogènes mettant en danger les spectateurs, en particulier ceux qui ont des problèmes respiratoires.
Les « raisons » de la provocation
Les policiers ont prétendu avoir été agressés à l’intérieur du squatt et qu’ ils ont été contraints de répliquer à l’aide de leurs bombes lacrymogènes.
Ceci est factuellement inexact et de nombreuses personnes sont prêtes à témoigner que les jets de gazs ont été faits sans raison par ces policiers.
Les forces de Police se sont retirées après ces incidents, ont procédé à quelques contrôles supplémentaires puis sont parties.
Conclusion
Ce genre de débordements nous inquiète car il montre bien le fossé existant entre le discours officiel qui nous est tenu lors des entretiens, et la réalité d’une répression planifiée, organisée et accrue sur le terrain.
Nous n’avions pas encore répertorié ce type d’incident en région parisienne et cela nous alarme encore davantage car de tels comportements sont
irresponsables et auraient pu avoir des conséquences dramatiques tant ils mettaient en danger la sécurité des personnes présentes.
L’agression, totalement injustifiée dont ont été victimes les personnes du Squatt Alternation vient s’ajouter celle de notre président ,par des agents
de la BAC, le Samedi 14 Septembre, lors de la soirée Magic Garden qu’il organisait après la Techno Parade.
De tels écarts sont intolérables dans un pays de droit car ils soulignent un incroyable sentiment d’impunité de la part des forces de « l’ordre ».
... Pas d’hésitation faites tourner ! !