La fédération des syndicats SUD Education appelle à la grève le 17 décembre
Après les IATOSS, après les CPE, les MI-SE luttent aujourd’hui contre la nouvelle norme des 1 600 heures annuelles que le ministère prétend imposer à l’ensemble de l’Education nationale. Le statut d’Assistant d’Education, c’est 1 600 heures annuelles sur 39 semaines, c’est à dire 41 heures hebdomadaires, c’est la destruction des statuts, la fin de la possibilité pour les étudiants de financer leurs études par un salaire décent, le recrutement local...
Les étudiants surveillants sont mobilisés et en grève reconductible dans certaines académies (Nantes, Rennes, Toulouse, Corse...) pour obtenir le maintien de leur statut et l’abandon du projet de création "d’assistants d’éducation". Ils ont été rejoints par les aides-éducateurs qui refusent d’être jetés comme de vulgaires kleenex après avoir fait leurs preuves. SUD Education soutient leur mobilisation et leur fonctionnnement en assemblées générales décisionnelles.
Sous la pression des mobilisations à la base, 5 fédérations appellent à une journée catégorielle des MI-SE et aides éducateurs le 17 décembre.
Aujourd’hui, alors que les personnels enseignants et ATOSS de nombreux établissements se mobilisent à côté des étudiants-surveillants et des aides-éducateurs, il est plus que temps de donner une perspective nationale à ce mouvement et de s’orienter vers une mobilisation d’ampleur intercatégorielle avec assemblées générales, coordinations et grève reconductible.
C’est pourquoi la fédération des syndicats SUD Education appelle tous les personnels de l’Education nationale à faire grève tous ensemble le 17 décembre.
SUD Education, avec les AG de grévistes demande :
Le retrait du projet instituant les "assistants d’éducation".
Le maintien des 5 600 postes de surveillants et le recrutement d’étudiants-surveillants en nombre suffisant (au moins 20 000 postes au niveau national pour revenir à un taux d’encadrement équivalent à celui des années 70).
Le maintien d’un statut national d’étudiants-surveillants dans le cadre de la fonction publique d’état.
La titularisation sans concours et sans condition de nationalité des aides-éducateurs et des autres personnels précaires qui le souhaitent sur des emplois statutaires de la fonction publique et la fin des recrutements de personnels précaires. Pas un aide-éducateur au chômage en juin 2003, aucun licenciement.
Rappel : la fédération des syndicats SUD Education a déposé un préavis de grève couvrant tous les personnels de l’éducation nationale jusqu’au 21 décembre et ce préavis sera renouvelé pour la semaine de la rentrée de janvier.
Une première réunion de coordination nationale se tiendra à Paris samedi 14 décembre à 14 heures, salle Traversière (rue Traversière, métro Gare de Lyon)
Le conseil fédéral de SUD Education
Saint Denis, le 12 décembre 2002