Depuis le début du mois de décembre, une nouvelle vague de violence d’Etat s’est abattue sur les juristes tunisiens, défenseurs des Droits de l’Homme et
adhérents d’organisations d’opposition au régime de Ben Ali.
Plus d’une dizaines d’avocats ou juges ont été agressés physiquement par des policiers en civils souvent en pleine rue, parfois à leur domicile, une liste des agressions vient d’être publiée par la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LTDDH). Cherchant à occuper ses nombreux nervis, Ben Ali organise la terreur dans les réseaux d’opposants. Des familles sont traquées, à l’image des époux Nasraoui/Hammami qui ont subi, avec leur plus jeune fille, un véritable harcèlement policier dans la nuit du dix décembre dernier.
Loin d’exercer ses talents diplomatiques pour faire cesser ces exactions, la Françe vient d’envoyer un signal fort au régime tunisien. En effet, la justice française retient depuis le 6 décembre dernier, dans une prison du sud de la France, Monsieur Khémais Toumi, soutien avéré aux opposants tunisiens. Sous écrou extraditionnel, à la demande du gouvernement tunisien,
Khémais Toumi est accusé de "diffamation" à l’égard du régime et attend depuis plus de dix jours de connaître son sort.
Frédérique, samizdat.net