Au moins 5 parmi les nombreuses personnes qui ont été blessées ont du être transportées en ambulance à l’hopital, conséquence de la charge violente perpétrée par la police française lors du procès qui se tient à Bayonne contre 4 jeunes militants en faveur de la langue basque.
Cet après-midi à Bayonne (mardi 17/12) a repris le procès contre 4 jeunes militants en faveur de la langue basque, dont deux membres du collectif Zuzen et deux des Demos, accusés d’avoir changé l’enseigne principale de la gare de cette ville afin de revendiquer l’officialisation de l’euskara (langue basque).
Comme ce fut déjà le cas lors de la comparution qui s’est tenue le 7 novembre dernier, la police française a violemment attaqué les personnes présentes lors du procès, y compris les témoins qui étaient cités à faire dépositions. Elle a utilisé des gaz lacrymogènes à leur encontre.
Un parmi les 5 blessés est Txomin Peillen, membre de l’Euskalzaindia (l’académie de la langue basque) et témoin lors du procès, a été conduit inconscient à l’hopital après une crise d’asthme provoquée par les gaz. Se trouvaient quelques élus politiques parmi les nombreuses personnes blessées.
La présidente du tribunal a ensuite ordonné l’éviction des 4 accusés de la salle, après avoir refusé à deux d’entre eux, originaires du pays basque nord, de s’exprimer en euskara alors qu’elle l’avait accordé précédemment aux deux autres, originaires du pays basque sud, assistés d’un traducteur.
46 personnalités liées au monde de la culture ainsi que des élus politiques et des délégués syndicaux vont déposer en qualité de témoins en faveur des 4 jeunes inculpés.