Le président du groupe RAGE de Brest convoqué au commissariat de police
suite à l’action menée en soutien à François Thonier.
Dans le cadre des actions entreprises en soutien à François Thonier,
contre les poursuites pour délit de fraude habituelle, pour l’abrogation de la loi LSQ et pour l’accès au transport public pour tous, le groupe Rage ( Réagir Autrement contre la Galère et l’Exclusion) de Brest - anciennement nommé AGCL - a le 11 novembre dernier bloqué le départ du train de Bordeaux en gare de Brest pendant une dizaine de minutes.
La Sncf avait annoncé dans la presse locale son intention de porter
plainte, c’est visiblement ce qu’elle a fait puisque le président du
groupe RAGE a été convoqué par téléphone au commissariat de police
aujourd’hui.
Je ne peux pas pour l’instant donner beaucoup plus de précisions car
j’ai eu l’info assez succinctement dans un message téléphoné.
Nous sommes là encore dans un cas de répression militante, notre
solidarité avec les militants de Brest du groupe RAGE qui portent les mêmes revendications que nous doit être sans faille.
Il faut relayer cette info et continuer à dénoncer cette loi infâme qui permet à la direction de la Sncf de faire jeter les pauvres en prison. Nous devons lier la revendication transports gratuit, lutte contre la criminalisation de la pauvreté et contre la répression des militants associatifs et syndicaux.
Il y a du boulot et les arguments ne manquent pas.
Dans un rapport d’information M Oudin Sénateur écrit :
"les comptes des opérateurs ferroviaires sont opaques ou biaisés". En réalité le montant des contributions publiques au secteur ferroviaire (Sncf et RFF) s’est
élevé à 67 milliards et 337 millions de francs ( 10 milliards et 265
millions d’euros) pour la seule année 2001, pratiquement autant en 2000.
Malgré cela, on continue a condamner les pauvres à regarder passer les trains ou à la prison.
Pour les chiffres sur le financement du secteur ferroviaire :
http://www.senat.fr/rap/r00-042/r00-042_mono.html
http://www.senat.fr/rap/r00-042/r00-0424.html
C’est le chapitre E ( page 32 à 34) qui est particulièrement
intéressant.