Ainsi donc, alors que la convention Unedic fondatrice du PARE, dans son préambule (été 2000) stipulait que les signataires étaient "competents pour définir les solutions les plus adaptées aux problemes posés par la situation
de l’emploi", la dite Convention n’a pas resisté à la dégradation du marché du travail.
La FSU condamne "le nouveau protocole d’accord du 20/12/02 sur le retour a l’équilibre du régime d’assurance chômage" car les durées d’indemnisation
sont diminuées en particulier pour la "filière numero 2" ou sont impliqués 47,4% des chômeurs indemnisés puisque 7 mois sont amputés (également pour les
nouvelles filieres 3 et 4).
Les chômeurs indemnisés connaissent une baisse de leur revenu de remplacement
puisque l’augmentation des cotisations de retraites de 1,2% 3% diminuera en
réalite les prestations de -1,8%.
La rétraction des durees d’indemnisation entrainera automatiquement une
baisse des droits à la formation professionnelle, rendant encore plus
aléatoire l’exercice de ces droits fondamentaux pour les chômeurs et les
précaires.
Un débat public contradictoire à l’échelle nationale avec l’ensemble des
salariés, des représentants de toutes les Organisations Syndicales,
associations de chômeurs était absolument nécessaire pour l’élaboration d’un
texte qui touche la vie de millions de salariés, chômeurs ou précaires du
pays.
Leur sort a été reglé en catimini après quelques heures de discussions et
fixe jusqu’en 2005 !
Dans cet esprit, les conditions de l’ouverture d’un nouvel emprunt auprès
d’un pool de banques (lui-même inconnu) restent totalement obscures.
La FSU exige en conséquence l’abrogation du PARE, le maintien de l’ensemble
des moyens en effectifs et la dotation supplémentaire budgétaire obtenue dans
ce cadre pour l’ANPE, assurée dans le cadre du budget de l’Etat, de nouvelles
mesures de politiques publiques de l’emploi permettant de combattre la
précarité et la dégradation du marché du travail.
Enfin, la Féderation demande au gouvernement de refuser l’agrément du texte
du 20/12/02 et au Parlement de le rejeter lors de son examen en session,
puisque le Code du Travail est modifié.
Paris, le 24 decembre 2002