Il est de plus en plus difficile de se loger en Ile de France et dans les
autres grandes villes lorsque l’on dispose de revenus modestes.
Ainsi, on
voit renaître des bidonvilles dans les banlieues, les structures
d’hébergement sont saturées, des dizaines de milliers de familles sont
contraintes de vivre dans des taudis ou dans la plus grande précarité,
repoussées de ville en ville dans des foyers, des hébergements précaires
dans des hôtels, chez des amis, dans des squatts ou des abris de fortune.
En effet, la flambée de loyers et la spéculation immobilière ont provoqué
une rapide disparition des logements à loyer accessible, tels que les
logements de la Loi de 48, les hôtels meublés, les logements de fonction,
tandis que la pénurie de logements sociaux s’aggrave.
Pourtant, il n’y a jamais eu autant de logements vacants dans les grandes
villes, où justement la pénurie et la crise du logement sont les plus
graves. A Paris, un logement sur 10, soit 134 000 étaient vacants en 1999
(INSEE), et en Ile-de-France, on en compte désormais 405 000 (contre 309 000
en 1990).
Le gouvernement de son côté lance une offensive contre les locataires et les
précaires en prenant des mesures qui aggravent la situation. Ainsi, de
Robien a annoncé son intention :
de supprimer définitivement la Loi de 48, qui permet encore à 300 000
locataires de se loger à un prix raisonnable, d’accélérer les procédures
d’expulsion, de favoriser les hauts contribuables qui investissent dans le
locatif résidentiel,
de neutraliser l’obligation faite par la SRU pour chaque commune d’avoir
20% de logements sociaux
réduire la construction de logements sociaux : Borloo prévoit la
réalisation de 40 000 logements sociaux par an (alors qu’on en réalisait
jusqu’à 300 000 dans les années 70), l
la démolition de 40 000 logement HLM chaque année (alors que 5OO OOO
demandeurs HLM attendent leur tour, et 3 millions de personnes sont sans
logis ou mal-logées).
Sarkozy est sur le point de pénaliser toute personne qui s’installe sur un
terrain appartenant à autrui, comme les gens du voyage, les habitants de
bidonville, ou les sans abris vivant dans des logements de fortune (article
19 de la LSI).
Malgré la flambée des loyers, il n’est plus question de revaloriser les
allocations logement, le financement du logement social est aujourd’hui
sérieusement menacé.
Enfin Raffarin avance ses intentions en matière de décentralisation : le
financement du logement social serait désormais la compétence du conseil
régional, et les attributions celles des maires, laissant ainsi les
commandes du logement social au clientélisme et à l’arbitraire des élus .
Tandis que commence la vague de froid, l’hébergement est saturé et des
dizaines de milliers de sans logis sont en difficulté, les expulsés sont à
la merci de perdre leur hébergement en plein hiver, les mal-logés continuent
de s’entasser dans des taudis .
Pour exiger l’application de la Loi de réquisition du 11 octobre 1945, pour
répondre à ces urgences,
Pour que soit mise en oeuvre une vraie politique du logement, soit la
réalisation sur 5 ans d’un million de logements pour les ménages modestes,
l’arrêt des expulsions sans relogement et la concrétisation du droit au
logement pour tous et toutes :
Action de rentrée
Dimanche 5 janvier 2003
RDV : 14h Place du Châtelet
Association Droit Au Logement Paris & Environs
8 rue des Francs Bourgeois 75003 Paris
Tél. 01 42 78 22 00
Fax 01 42 78 22 11
e-mail