Depuis le 1er janvier, le conseil général des Bouches-du-Rhône a
décidé de ne plus prendre en charge les loyers des familles
étrangères.
L’assemblée départementale a modifié en décembre 2002 les
modalités de versement de l’aide sociale à l’enfance (ASE), qui
servait, en réalité, à loger les familles.
Cette aide, attribuée quel que soit le statut de l’enfant et de sa
famille, était jusqu’alors versée directement à des tenanciers
d’hôtel liés contractuellement au conseil général. Ces sommes,
versées au cas par cas, pouvaient aller de "600 à 1 200 euros par
mois", résume Me Benoît Candon, qui s’occupe de plusieurs familles de réfugiés.
Mais depuis le début du mois, les familles, dont le conseil général
n’a pas été en mesure de préciser le nombre, perçoivent directement
l’argent. Avec un léger changement : la grille de l’ASE a été revue à la baisse. Une famille avec un enfant touche désormais 1 850 euros
par an, soit environ 150 euros par mois.
"Le conseil général a décidé de revenir à sa mission légale qui n’est
pas au départ d’assurer l’hébergement des familles mais de verser une
aide, provisoire et exceptionnelle, pour les enfants. C’est à l’Etat
de prendre ses responsabilités en matière d’hébergement", explique
Lisette Narducci, chargée des questions sociales au conseil général.
Le dossier a donc été renvoyé à la DDASS dans un département où les
structures d’accueil explosent. Le taux d’occupation des différents
sites d’hébergement (1 800 places) est "déjà élevé", explique une
source à la préfecture qui précise que les portes de l’hôpital
Edouard Toulouse pourraient être ouvertes pour faire face à ce flux
de réfugiés.
Maire Infos est un "quotidien d’information en ligne destiné aux élus locaux". Maire Infos
8 janvier 2003