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[don't hate the media... become the media]   16/05/08 - 15:25
[dépêches]
FRANCE SALARIÉ(E)S

Non à la catégorisation des luttes dans le service public
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Nous avons appris que les organisations FAEN, FERC CGT, FSU, SGEN CFDT et UNSA Education, constatant "que le Premier ministre n’a apporté aucune réponse concrète aux revendications que posaient les mouvements du 17 octobre et 8 décembre 2002 (...) outre la semaine d’actions des MI-SE et AE du 13 au 17 janvier (...) ont décidé d’appeler l’ensemble des personnels à une nouvelle journée de grève unitaire le 28 janvier" .

Une fois de plus, la Fédération des syndicats SUD Education a été tenue à l’écart des réunions "unitaires", tout comme FO et la CNT. Cela n’est certes pas étonnant (les différents courriers que nous avons adressés à ces fédérations depuis le mois d’octobre pour envisager une rencontre et une riposte unitaire à la politique du gouvernement en matière d’éducation n’ont pas à ce jour donné lieu à la moindre réponse de leur part) et en dit long sur l’absence de volonté de ces organisation pour aboutir à de réelles mobilisations. Après la mobilisation réussie du 17 octobre elles avaient déjà refusé d’appeler à la journée interprofessionnelle du 26 novembre, préférant se cantonner à une action strictement éducation nationale un dimanche plutôt que de rejoindre la lutte pour l’ensemble des services publics. Le faible succès de cette journée du 8 décembre a montré (si besoin était) qu’une telle stratégie est vouée à l’échec.

Or des luttes réelles existent et ne demandent qu’à se développer : après les IATOSS, après les CPE, les MI-SE luttent aujourd’hui contre la nouvelle norme des 1 600 heures annuelles que le ministère prétend imposer à l’ensemble de l’Education nationale. Les étudiants surveillants se sont mobilisés, souvent en grève reconductible dès novembre dans certaines académies (Nantes, Rennes, Toulouse, Corse...) pour obtenir le maintien de leur statut et l’abandon du projet de création "d’assistants d’éducation" (statut que certains syndicats sont prêts à négocier après l’avoir pourtant dénoncé).
Ils ont été rejoints par les aides-éducateurs qui refusent d’être jetés comme de vulgaires kleenex après avoir fait leurs preuves. La journée du 17 décembre a pu constituer une étape dans l’élargissement de la lutte, mais demande à être poursuivie dans un cadre intercatégoriel de grève reconductible : c’est ce que demandent les personnels en grève et le sens des différentes actions et grèves reconductibles votées par les AG pour la semaine du 14 au 17 janvier. Les 5 fédérations font une fois de plus le choix de la division catégorielle en séparant les MI-SE et emplois-jeunes des autres catégories de personnels et en programmant une journée de grève de l’éducation nationale fin janvier qui n’offre pas de réelles perspectives d’amplification de la mobilisation par rapport au 17 octobre.

Seule la construction d’une grève reconductible de tous les personnels nous permettra de faire reculer le gouvernement sur l’ensemble de ses projets. Cette construction a d’ores et déjà commencé.
Les collectifs des MI-SE et emplois jeunes des académies de Toulouse, Rennes, Grenoble, Corse... ont repris la lutte et sont en grève reconductible. Le collectif emploi-jeunes, surveillants d’Ile de France appelle à la grève reconductible à partir du 14 janvier. La fédération des syndicats SUD Education appelle les personnels de l’éducation nationale à rejoindre ces mouvements, les amplifier ou les construire pour :
-  Le retrait du projet instituant les "assistants d’éducation".
-  Le maintien des 5 600 postes de surveillants et le recrutement d’étudiants-surveillants en nombre suffisant (au moins 20 000 postes au niveau national pour revenir à un taux d’encadrement équivalent à celui des années 70).
-  Le maintien d’un statut national d’étudiants-surveillants dans le cadre de la fonction publique d’état et le maintien de toutes les catégories de personnel dans ce cadre.
-  La titularisation sans concours et sans condition de nationalité des aides-éducateurs et des autres personnels précaires qui le souhaitent sur des emplois statutaires de la fonction publique et la fin des recrutements de personnels précaires. Pas un aide-éducateur au chômage en juin 2003, aucun licenciement.
-  Pour un droit inaliénable à l’éducation pour tous.
-  Pour des création d’emplois statutaires enseignants, ouvriers, administratifs, de santé et sociaux.
-  Pour une véritable RTT, sans annualisation ni flexibilité.
-  Pour des retraites garanties, pas des fonds de pension. Public/Privé : 37,5 annuités pour tous .

Une succession de journées dispersées, catégorie par catégorie, ne permettra, au mieux que de négocier de légers aménagements aux "réformes" en cours. Ce n’est pas ce que veulent les personnels.

Pour la Fédération des syndicats SUD Education
Pierre Sigalas
secrétaire fédéral
Saint-Denis, le 10 janvier 2003


Source/auteur : Fédération des syndicats SUD Education
Mis en ligne le samedi 11 janvier 2003, par Ludo
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