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[don't hate the media... become the media]   05/07/08 - 20:24
[dépêches]
France

Appel de la coordination nationale des Emplois jeunes et surveillants en lutte

Nantes, le 11 janvier 2003 COORDINATION NATIONALE

DES EMPLOI JEUNES ET SURVEILLANTS EN LUTTE

L’accent mis par le gouvernement Raffarin sur la préférence des emplois-précaires et soumis à la logique marchande est révélateur d’un positionnement clair sur sa volonté de démanteler tout ce qui, aujourd’hui, ne produit pas de profit immédiat. La remise en cause d’emploi statutaire des MI/SE et la mise au chômage de dizaine de milliers d’EJ (de la fonction publique ou non) représente un Plan social sans précédent qui nécessite une riposte d’envergure.

De nombreuses académies en ont déjà pris conscience et sont en grève reconductible depuis 6 semaines ( Académies de Rennes, Nantes, Ajaccio, Toulouse) ou depuis début décembre pour les villes de Lyon, Caen, Tours, Blois

C’est pourquoi la coordination nationale des collectifs et assemblées générales du mouvement des emplois jeunes, aides éducateurs, surveillants et étudiants, réunie à Nantes le 11 janvier, refuse la suppression et la mise au chômage des 5600 postes de surveillants et des 76000 emplois jeunes dans le courant de l’année 2003. Elle revendique :

· Le retrait immédiat et définitif du projet des « assistants d’éducation »

Pour les surveillants :

· Retrait définitif du projet des « assistants d’éducation ».

· Maintien du statut d’étudiant dans le cadre de la fonction publique d’Etat.

· La création de postes de MI/SE à la hauteur des besoins. C’est-à-dire au minimum 20000 postes pour revenir au taux d’encadrement des années 1970.

· La stagiérisation immédiate et automatique de tous les MI/SE.

· Le recrutement des MI/SE sur critères sociaux.

Pour les emplois jeunes du service public :

· Pas un emploi-jeune et aide-éducateur au chômage en 2003. Avec leur intégration immédiate et la titularisation de ceux qui le souhaitent, dans un corps de la fonction publique, quel qu’il soit, sans condition ni de concours ni de nationalité.

· Validation des acquis professionnels.

· Formations qualifiantes et/ou diplômantes sur le poste ou au choix du salarié.

· Revalorisation des salaires.

· La transformation en emplois statutaires de la fonction publique des nouveaux métiers révélés par les emplois-jeunes et les aides-éducateurs, en tenant compte de leur ancienneté et de leur expérience.

Pour les emplois jeunes des associations :

· Validation des acquis professionnels.

· Formations qualifiantes et/ou diplômantes sur le poste ou au choix du salarié.

· Revalorisation des salaires.

· Dotations conséquentes de l’Etat aux associations employeurs.

· Transformation des CDD en CDI.

Plus généralement, elle demande l’arrêt de toute la précarité et la fin du recrutement du personnel précaire avec la titularisation et la formation adaptée pour tous les personnels qui le souhaite (emploi jeunes, CES, CEC, contractuels, vacataires...).

En dernier lieu, elle demande des engagements formels des recteurs quant au non prélèvement des jours de grève, en reconnaissance du droit de grève quand la situation l’impose.

La coordination nationale demande donc à l’ensemble des organisations syndicales nationales et académiques de l’Education Nationale à :

Ø Appeler tous les personnels de l’Education Nationale à la grève reconductible jusqu’à satisfaction des revendications ;

Ø Appeler à l’organisation d’une manifestation nationale à Paris, pendant les jours grevés ;

Ø Condamner fermement toutes les mesures illégales déjà mise en ?uvre par les recteurs et les personnels de direction, à savoir :

- le remplacement de personnel gréviste,

- la réquisition préfectorale de personnel non-titulaire,

- le prélèvement des jours de grève avant la fin du mouvement.

Toutes ces mesures allant à l’encontre du droit de grève des salariés.

CONTRE LE PROJET DE DECENTRALISATION ET DE PRIVATISATION DU SERVICE PUBLIC VISANT À SON DEMANTÈLEMENT.

CONTRE LA PRÉCARITE.

POUR L’ACCÈS AUX SAVOIRS POUR TOUS ET POUR TOUTES.

POUR UNE EDUCATION DE QUALITÉ ET POUR UN VÉRITABLE SERVICE PUBLIC :

TOUS ENSEMBLE MOBILISONS-NOUS

Dans la continuité du mouvement, nous appelons aux journées d’actions nationales du 14 et du 17 janvier.

...

COORDINATION NATIONALE

DES EMPLOIS JEUNES ET SURVEILLANTS EN LUTTE

Compte-rendu de la réunion tenue à Nantes le 11 janvier 2003

1. Collectifs représentés et bilan de la mobilisation et des actions menées à ce jour

Tours, Rennes, Finistère, Nantes, Angers, Le Mans, Caen, Lyon, Toulouse, Île de France, Corse.

2. Perspectives pour la semaine d’action du 13 au 17 janvier

3. Synthèse du débat sur l’attitude à adopter par rapport aux syndicats et sur la manière de gagner la lutte

4. Prochaine réunion de la coordination et ordre du jour provisoire

1- Collectifs représentés et bilan de la mobilisation et des actions menées à ce jour

Ø Tours : Un collectif de surveillants et d’aides éducateurs s’est constitué à partir du mois de décembre. Il est soutenu par une intersyndicale et a réussi une forte mobilisation pour la journée du 17 décembre où 60% de grévistes ont répondu à l’appel dans toute l’Académie. Les villes les plus fortement mobilisées sont Tours et Blois. La rentrée de janvier a été plus difficile mais le collectif compte bien relancer la mobilisation pendant la semaine du 13 au 17 janvier, notamment avec la venue du Premier ministre Raffarin à Tours mardi qui est fermement attendu par nos collègues grévistes. Il prévoit également une semaine « d’action dure » à partir du 27 janvier. Tous renseignements sur leur site : http://www.colmiseaecentre.free.fr

Ø Rennes : Les collègues de Rennes sont en grève reconductible depuis le 25 novembre. Leur détermination a permis une très bonne mobilisation pendant les actions « vie scolaire morte » de la semaine du 16 au 20 décembre, avec un taux de gréviste pour l’Académie de Bretagne de 75% pour les MI-SE/AE et 45% chez les profs. La Fcpe des Côtes d’Armor les soutient, tout comme la Présidence de l’Université de Haute Bretagne (Rennes II), qui a pris en compte l’inquiétude du collectif en votant une motion en C.A, lorsque celui-ci a symboliquement muré le campus de Villejean (Hall B) les 19 et 20 décembre, pour anticiper la fermeture de l’Université à tous ceux qui ne pourront financer leurs études grâce au pionnicat. Depuis la rentrée, la mobilisation tente d’être relancer, malgré l’absence de soutien syndicale et les nombreuses intimidations et autres « man ?uvre » du rectorat (chiffres falsifiés, démentis injustifiés des pré-avis de grève, réquisition de personnel pour remplacer les collègues grévistes !). Pour la semaine prochaine, une A.G intercatégorielle (Cf. convergence des luttes) est prévue le 16 janvier, une manifestation est organisée le 17, et une audience au rectorat a été demandée pour régler le problème du non-prélèvement des jours de grève.

Ø Finistère : Un collectif de MI6SE, d’AE et d’étudiants (CF. ECTS) s’est monté dés le 26 novembre. Il privilégie une politique de temps forts qui a porté ses fruits le 17 décembre avec 5000 personnes manifestant à Brest. Le collectif bénéficie d’un soutien populaire (nombreuses actions dans la rue) et logistique de la part de l’université de Brest (contrairement à Nantes !). Le collectif entretient de bonnes relations avec les syndicats et la Fcpe. Pas d’action pour le 14 mais une grande manif pour le 17.

Ø Nantes : En grève depuis le 21 novembre, puis en grève illimitée jusqu’à satisfaction des revendications depuis le 27 novembre et le fiasco de la « table ronde » ministérielle, Nantes a mené de nombreuses actions pendant le mois de décembre, qui ont culminées avec la journée du 17 où plus de 70 % des MI-SE/AE de l’Académie ont cessé le travail et 5000 personnes (pions, emplois jeunes, lycéens et profs) sont descendu dans la rue. La rentrée a été mobilisée mais l’attitude des organisations syndicales, en retrait par rapport à la « base », inquiète les collègues qui redoutent un sabotage du mouvement, alors qu’elle constate une vraie solidarité chez les profs. L’A.G du 7-01 a débattu des propositions nationales par rapport à la semaine d’action du 13 au 17, et a décidé de s’y rallier sur ses propres bases, en rappelant aux syndicats que le travail mené depuis 6 longues semaines ne peut souffrir d’une attente plus longue qui décevrait tous les collègues qui ont déjà consenti de lourds sacrifices. Plusieurs internats seront fermés la semaine prochaine (notamment Challans, dont le proviseur refusait de reconnaître la mobilisation qui atteignait cependant 100% pendant plus 9 journées au mois de décembre). L’université qui soutient officiellement le mouvement a cependant tenté de couler médiatiquement le collectif en l’accusant de manière diffamante à l’occasion de fêtes organisée sur le campus. De plus, l’attitude du Rectorat qui vient de décider de commencer à ponctionner les jours grevés sur les paies de janvier (4 jours pour les AE) et de février (9 jours pour les MI-SE !), et ce au plus grand mépris des conventions et de la jurisprudence (cela n’est en effet possible que par un « bidouillage » des logiciels qui traitent les salaires !), inquiète énormément les collègues qui y voient non sans raison le signe d’une volonté d’étouffement d’un mouvement prêt à s’étendre nationalement. Cependant, le collectif des lycéens Nantais, soutenue par de nombreux lycéens vendéens (bassin challandais notamment), a appelé à une grande manifestation le mercredi 15 janvier en soutien aux pions et aides éducateurs. Seuls les Rectorats et les syndicats nationaux ne semblent pas réaliser la gravité du problème. Notons également la construction en cours d’un collectif de profs, parents d’élèves et pions en Vendée, qui se réunira mercredi 15 janvier à la Roche/Yon pour poser des questions et témoigner de leur inquiétude vis-à-vis du Préfet. Tous renseignements sur : http://perso.club-internet.fr/ocadiou, ejmise44@yahoo.fr

Ø Angers : Très fortement mobilisé au mois de décembre (de nombreux internats fermés, 80% des MI-SE, 45% des AE et 30% des profs en grève le 17-XII), le collectif angevin attend une décision clair de la part des syndicats nationaux. La convergence des luttes, cruellement d’actualité depuis les nombreux licenciements (ACT) qui ont assombri l’actualité à la fin décembre, se met en place avec le mot d’ordre « Tous ensemble contre la précarité ».

Ø Le Mans : Le collectif du Mans a réussi a mobiliser au mois de décembre puisque 70% de pions et 10% d’AE ont répondu à l’appel du 17 décembre. Les AE ne sont pas présents dans le collectif, le lien avec la Fcpe n’est pas encore fait et les directeurs jouent le plus souvent les « brises-grèves ». Ici également le mouvement est dans l’attente d’un mot d’ordre clair de la part des syndicats nationaux.

Ø Caen : Après un début de mouvement dés le mois de septembre, le collectif s’est réactivé pour la semaine d’action du 16 au 20 décembre qui fût un succès. Ce collectif n’est pas soutenu par une intersyndicale et fonctionne sur le principe de la démocratie directe (ciment direct de l’existence de ce collectif). L’absence d’aides éducateurs et les chiffres délibérément faussés par le Rectorat n’entame pas la détermination des collègues de Caen qui mènent des actions de collectes de fond, sur les marchés et autres lieux populaires. Tous renseignements sur : http://www.mi-se.fr.st

Ø Lyon : La mobilisation est réelle dans les Bouches du Rhône et dans l’Ain, mais cela ne se concrétise pas par une forte mobilisation dans les A.G. néanmoins, une intersyndicale et un noyau de militants actifs réussissent à tenir informés les collègues, comme le 17-XII où 47 % de grévistes ont été recensés. Un appel interprofessionnel a été lancé pour la journée du 17 janvier, malgré le refus du SNES-FSU et du SGEN-CFDT d’y participer. Le mouvement est prêt à s’étendre mais n’attend qu’un n’appel national de la part des syndicats pour démarrer réellement.

Ø Toulouse : En grève reconductible depuis le 4 décembre, la détermination des camarades n’est pas entamée malgré la fin du mouvement estudiantin (Cf. ECTS), les menaces du Rectorat par rapport au prélèvement des jours de grève, les réquisitions illégales de la part du préfet et la très mauvaise collaboration des syndicats majoritaires, et notamment le SNES-FSU qui a appelé à la reprise du travail au mois de décembre ! Une semaine d’action est bien entendue prévue pour la semaine prochaine, et Toulouse s’apprête à recevoir la prochaine réunion de la coordination nationale, le samedi 18 janvier. Tous les renseignements sur : http://www.miseae.org

Ø Ile de France : Le collectif emploi jeune remue ciel et terre depuis maintenant 10 mois. Sans l’aide des syndicats (un certain ras-le-bol est perceptible dans leur propos), ils ont quand même réussi à mobiliser 70% de gréviste le 17-XII, mais la rue reste déserte. Notons que le responsable MI-SE du SNES est officiellement « malade » depuis quinze jours ! Le combat des emplois jeunes s’élargit et une coordination du 93-92-75 est en train de se constituer. La situation est délicate en Ile de France mais 10 mois de lutte leur ont appris à être patient. Tous les renseignements sur : http://ejforums.free.fr http://ejforums.free.fr/ http://collectifsej.free.fr, djeunes93@hotmail.com

Ø Corse : Les représentants de la Corse, l’Académie la plus active depuis la rentrée de septembre, n’ont pas pu faire le déplacement jusqu’à Nantes, mais viendront sans doute à Toulouse le 18-01. La situation de l’Île se dégrade puisque devant les velléités d’étouffement du mouvement (remplacement illégal de gréviste, intervention de la police !), l’ensemble du personnel de l’Education Nationale est appelé à la grève générale la semaine prochaine. Tous les internats sont fermés, et la question est de savoir si les médias nationaux collaboreront avec les autorités pour étouffer un mouvement qui se radicalise.

2- Perspectives pour la semaine d’action du 13 au 17 janvier

La semaine d’action du 13 au 17 s’avère être décisive pour nombre de collectifs dont la base commence à douter de la portée de leur sacrifice, dans la mesure où les syndicats ne suivent pas leurs revendications, et que la moitié des Académies ne sont toujours pas rentrées dans le mouvement. Cependant, les annonces officielles du Gouvernement prévues pour le courant de la semaine qui vient, risque de mettre le feu aux poudres, compte-tenu du mépris affiché des Rectorats et du Ministre Luc Ferry et de son acolyte Xavier Darcos face aux inquiétudes de 25000 salariés de l’E.N qui manifestaient le 17-XII. La coordination nationale a donc décidé d’envoyer un texte aux organisations syndicales nationales et académiques, en leur rappelant que leur mot d’ordre est largement en deçà des revendications des collectifs déjà en lutte qui ont pour l’instant, de par leurs seules forces, réussi l’essentiel de la mobilisation de décembre. Ce texte sera également envoyé à la presse pour que celle-ci prenne conscience de la réalité de la lutte sur le terrain et non dans les négociations des syndicats rue de Grenelle. Le syndicat Force Ouvrière, seul présent à cette coordination réaffirme sa position de soutien à la plate-forme de la coordination nationale, et ne voit de solution à la crise que dans une généralisation et une coordination efficace de toutes les dynamiques régionales. Ce syndicat alerte également tous les camarades MI-SE/AE quant à la politique de répression des rectorats qui sont sur le point de commencer à prélever des jours de grève, dans des proportions jusqu’ici inconnue dans les conflits précédents (jusqu’à 9 jours pour les MI-SE de l’Académie de Nantes, et 4, dés aujourd’hui pour les AE !), et ce, alors qu’aucune négociation n’a été entamée entre les salariés et le Rectorat. A l’image de la Corse, un bras de fer plus violent pourrait se mettre en place dans plusieurs Académies.

3- Synthèse du débat sur l’attitude à adopter par rapport aux syndicats et sur la manière de gagner la lutte

Un débat a eu lieu au cours de cette coordination sur l’attitude à adopter vis-à-vis des syndicats majoritaires nationaux (SNES et SGEN), qui ne reprennent pas la plate-forme élaborée par la coordination nationale et validée par toutes les A.G académiques. De plus ces organisations, en donnant un mot d’ordre sur les retraites le 28 janvier sans mettre au centre les préoccupations des MI-SE et AE, limitent fortement la capacité d’action des collectifs pions et emplois jeunes pendant la semaine du 13 au 17 janvier. Le collectif entend, grâce à un texte rédigé le jour même, rappeler aux syndicats les revendications élaborées par la base, et la nécessité d’une grève générale dans l’Education nationale, si l’on veut faire fléchir un gouvernement extrêmement déterminé à faire passer en force ses différentes réformes régressives. Elle invite également les différents syndicats à protester énergiquement contre les mesures illégales prises par les recteurs et personnels de direction contre les collègues grévistes (remplacement de grévistes, réquisition préfectorales de personnels non-titulaires et prélèvement de jours grevés avant le début de négociations). En dernier lieu, elle sollicite les syndicats quant à l’organisation d’une manifestation nationale à Paris, sur jours de grève (et non un dimanche comme le 08-XII) sur la question spécifique du projet des « assistants d’éducation.

Néanmoins, le collectif réaffirme l’importance et même la nécessité d’une collaboration avec les grandes centrales syndicales, et espère qu’elles finiront par être sensibles aux revendications des salariés. La coordination nationale adoptera une position par rapport à l’appel du 28 janvier au cours de sa réunion du 18-01 à Toulouse.

4- Prochaine réunion de la coordination et ordre du jour provisoire

La prochaine réunion de la coordination nationale aura donc lieu le 18 janvier 2002 à Toulouse (dans le but de sensibiliser les médias régionaux aux luttes en cours). Un ordre du jour provisoire a été adopté le 11-01.

Ordre du jour :

· Compte-rendu des actions de la semaine (du 13 au 17-01)

· Compte-rendu des débats dans les A.G académiques sur le point 3 et sur le texte envoyé aux syndicats et à la presse

· Prise de position par rapport au 28-01 et au 01-02 (Cf. Manif nationale et interprofessionnelle pour le problème des retraites)

· Date pour une manifestation nationale des MI-SE et EJ à Paris


Source/auteur : Collectif Emplois Jeunes & Surveillants Ile de France
Mis en ligne le lundi 13 janvier 2003, par germinal
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