pour information [et n’hésitez pas à faire suivre] :
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Pendant que le SAMU Social met les ’sans abris’ dans les foyers, de force si nécessaire... Le Centre d’Aide Social [CAS] du XIe envoie les gens sur le trottoir
Suite à leur évacuation sur ordre du Préfet de Police de l’Hôtel Lepeu, au 7 passage Gustave-Lepeu dans le XIe arrondissement, les anciens locataires dépendent des Services Sociaux de l’arrondissement pour leur hébergement en attendant une solution qui tarde à venir.
Or, même cette solidarité de base a des ratés
Les couples sans enfants et le célibataires sont obligés de se présenter tous les jours au CAS avenue Ledru-Rollin afin de s’assurer d’un toit pour la nuit. Mais avec la vague du froid sont arrivés les premiers refus de prise en charge. "Votre cas n’est ni exceptionel, ni temporaire", les critères pour l’attribution des aides sont ainsi.
Sachez qu’une chambre d’hôtel coûte, au bas mot, 30 euros la nuit. Multipliez par 30 et vous avez un coût d’hébergement de 900 euros par mois. Ajoutez le coût de la nourriture car il n’est pas possible de cuisiner dans un hôtel de tourisme et vous dépassez rapidement un salaire de 1100 euros.
Ni exceptionnel, ni temporaire
Il est intéressant de savoir que, pour le CAS, une ’évacuation’ suite à un début d’incendie, la perte du loyer de novembre, sa caution et la mise de tous ses biens au garde-meuble n’est pas exceptionnel. Et cette situation serait temporaire si les autorités compétents mettaient en place une solution de relogement. Cette décision du CAS est purement arbitraire.
À la rue
Que faut-il faire alors ? La seule autre solution, en dehors de la solidarité des gens qui vient palier celui des Services Sociaux est la rue. Au moins sait-on que dans ce cas on est sûr d’être dirigé vers des foyers d’urgence, par force si nécessaire. Le comble justement si vous travailler au SAMU Social de Paris.
La solution
Nous demandons que conformément au souhait de M. Jean-Yves Mano, adjoint au Maire de Paris, lors de la réunion publique dans le XIe le 16 décembre, les couples sans enfants et les célibataires soient pris en charge par le CAS au même titre que les familles. Que conformément à la lettre de Mme Capelle, ajointe au Maire du XIe arrondissement chargée de l’action sociale, dans une lettre datée du 17 décembre 2002, le CAS "tout soit mis en œuvre pour [...] soutenir au maximum [ces personnes] dans l’épreuve qu’ils traversent".
contact : jonathan munn
coordination soutien du quartier
5, passage courtois
75011 paris
tél : 01 43 56 22 50