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[don't hate the media... become the media]   16/05/08 - 19:21
[dépêches]
FRANCE CHÔMAGE - PRÉCARITÉ

A la retraite, en formation, au chômage : Un revenu, c’est un droit !

La refondation sociale voulue par le Medef est bien avancée. Le soutien explicite du Premier ministre ne peut que conforter le patronat dans ses orientations destructives. Les effets de cette véritable guerre sociale sont déjà douloureusement sensibles : · la réduction du montant et du nombre de bénéficiaires des maigres allocations chômage (décembre 2002), · en cours : la réduction des retraites du privé et du public. Après le réforme Balladur (1993), ils veulent aligner vers le bas les pensions du service public (Edf, Sncf, la Poste,). Le Medef parle de 45 années de cotisations ! · les milliers de jeunes licenciés de l’éducation nationale, devront se contenter de maigres allocations, pour un temps fort limité. · Les menaces toujours réitérées sur le statut des intermittents du spectacle : on veut au bas mot en " sortir " la moitié !

C’est une extension prévisionnelle de la précarité et de la misère. Sur son site internet le Medef est explicite : " programmer une contraction générale des allocations, dans le but d’inciter les chômeurs à être plus actifs dans leur recherche. " Travail forcé pour les jeunes, et "emplois vieux" ? !

" Il faut faire aimer le travail aux jeunes. On ne fait pas assez d’efforts dans notre pays pour faire aimer le travail. ", déclarait M. Raffarin au cours de l’assemblée générale du Medef (14 décembre 2002) . Si l’amour venait à manquer, les radiations, l’aiguillon du besoin, voire de la faim suppléeraient au manque de motivation ? Pourtant : le PIB va doubler d’ici 2040. Date critique pour le paiement des retraites nous dit-on, de façon mensongère. Les retraites qui sont l’équivalent de 12% du Pib, pour 12 millions de retraités. En 2040 ce sera sur des prévisions raisonnables 18 à 20%. Où est le problème ? Et pour qui ? Pour les actionnaires qui depuis deux décennies ont confisqué dix points de la valeur ajoutée ! Au contraire, dans l’intérêt de tous, nous pensons qu’il est nécessaire d’utiliser les gains de productivité (sans ajouter aux dégâts du productivisme) pour une véritable réduction du temps de travail et une généralisation de l’âge du départ à la retraite. Tant à, l’échelle de la semaine, du mois et de la vie, l’emploi doit être remis à sa place : celui d’une utilité décroissante. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne peut, à lui seul servir de mesure pour l’accès aux richesses. Refaire les comptes : déficit dans les caisses de l’Unedic ? Augmentons la contribution des entreprises de 1 à 2 %, pour voir Pas d’argent dans les caisses de retraites ? Pourquoi les actionnaires confisquent-ils toujours davantage de la richesse socialement produite ?

Du présent faisons table pleine !

· La retraite à 55 ans pour tout le monde, dès 50 ans pour ceux qui subissent les travaux les plus pénibles. C’est possible : depuis 1981, le Pib a quasiment doublé, · Réduction immédiate de la durée du travail. Les 32 h, tout de suite, et sans flexibilité. · Embauches dans les services publics créateurs de bien être social et de richesses culturelles : éducation nationale, hôpitaux, culture, services publics aux tarifs non discriminants etc.

Ce qui aura pour effet rapide de contribuer significativement au renflouement des diverses caisses ; de produire une authentique sécurité sociale ; d’ouvrir des perspectives positives pour les résidents des banlieues, de permettre la fermeture de quelques prisons, d’inaugurer la reconversion de nombreux policiers en animateurs sociaux, postiers, infirmiers, jeunes retraités et autres conteurs de veillée au coin du feu C’est possible : demandons au gouvernement et au Medef de refaire les comptes.

en marge : La Maffia Des Exploiteurs de France ampute les droits des chômeurs !

Prenant prétexte de difficultés financières qu’ils ont sciemment créées, le MEDEF et ses alliés syndicaux ont décidé le 20 décembre dernier une importante dégradation du droit des salariés à l’indemnisation de leur période de chômage ou de précarité. · Vous avez travaillé et cotisé 4 mois durant les 18 derniers mois : vous n’auriez plus droit à rien ! · Comme la moitié des chômeurs indemnisés, vous vous inscrivez à l’ASSEDIC après avoir travaillé au moins 14 mois durant les 2 dernières années ? Ces nouvelles règles réduiraient de 7 mois votre période indemnisée ! · Vous avez plus de 55 ans ? Votre durée d’indemnisation pourrait être réduite, jusqu’à - 67 % ! Cette amputation des droits, des jeunes précaires et des salariés de 50 et plus, est appliquée illégalement par les ASSEDIC alors que le gouvernement n’a pas encore terminé les consultations préalables à l’agrément de ces mesures. Or, sans agrément, le protocole d’accord du 20 décembre ni les textes qui découlent n’ont aucune valeur juridique. Nous attaquons ces textes et leurs auteurs en justice. Des mobilisations ont lieu partout en France à l’initiative des mouvements et collectifs de chômeurs et précaires, des intermittents,Rejoignez-nous dans les mobilisations. Le gouvernement doit refuser d’agréer l’accord du 20 décembre 2002 ! Indemnisation de toutes les formes de chômage et de précarité ! Aucune allocation, aucun revenu en dessous du SMIC mensuel ! Présence des chômeurs et précaires partout où se décide leur sort !

— AC ! - Agir ensemble contre le Chômage ! 42, rue d’Avron, 75020 Paris - www.ac.eu.org Tel : 01 43 73 36 57 - Fax : 01 43 73 00 03 - e-mail : AC !


Source/auteur : AC !
Mis en ligne le mercredi 29 janvier 2003, par germinal
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