- hacktivst news service -
[don't hate the media... become the media]   16/05/08 - 19:13
[dépêches]
FRANCE CHÔMAGE - PRÉCARITÉ

Répondons au MEDEF par l’unité d’action
GRÈVE GÉNÉRALE LE 25 FÉVRIER 2003 ! ARRÉTEZ DE FLINGUER LES INTERMITTENTS !

ARRETEZ DE FLINGUER LES INTERMITTENTS !
PENALISEZ PLUTOT LES GROS EMPLOYEURS
QUI ABUSENT DE LA PRECARITE !

Faute de financements conséquents et d’une redistribution équitable, les petites structures (compagnies, maisons de production, orchestres...) ne peuvent aujourd’hui faire autrement que d’employer des intermittents du spectacle. Depuis des années, seuls les salariés sont attaqués dans leurs droits alors que les gros employeurs ne sont jamais inquiétés par les pouvoirs publics... Alors que ces gros exploiteurs ne cessent de profiter de la flexibilité de professionnels compétents mais de plus en plus précarisés.

Notre système d’indemnisation chômage n’a jamais été autant menacé :

-  Après le doublement des cotisations Assédic décidé en août 2002 pour les artistes et les techniciens du spectacle,du cinéma et de l’audiovisuel

-  Après l’augmentation des cotisations de la Caisse des Congés Spectacles

-  Après les mesures antisociales décidées en décembre 2002 pour le régime général de l’Unédic

-  Après les propositions inacceptables du Rapport Roigt / Klein

-  Après les médiocres analyses du Rapport de la Cour des Comptes

-  Après les déclarations du MEDEF signifiant sa volonté de casser le régime d’indemnisation chômage des intermittents du spectacle

NOTRE REACTION DOIT ETRE A LA HAUTEUR DES MENACES QUI PESENT SUR NOS PROFESSIONS

L’UNION des coordinations, des diverses organisations syndicales, des intermittents et des permanents, des syndiqués et des non-syndiqués doit montrer notre détermination !

Les prochains rendez-vous :

-  Le mercredi 19 février à 19h00 : Une A.G de la coordination des intermittents d’Ile de France. Avec la participation de Sud culture, Sud spectacle, la CNT et A.C ­ Salle Léon Jouhault 67 bis rue de Turbigo - M° République

-  Le jeudi 20 février à 18h30 : Une Assemblée Générale de la fédération spectacle CGT­ Salle Eugène Henaff Annexe de la Bourse du Travail. (85, rue Charlot - M° Oberkampf ou République).

-  Le samedi 22 février à 19h devant le Théâtre du Châtelet pour la remise des Césars

-  Le mardi 25 février à 18h place de la Bastille Manifestation et Grève générale de la profession.

-  Le mercredi 26 février à 19h devant le Théâtre du Châtelet pour les Victoires de la musique classique.

CULTURE EN DANGER : NON AU DESENGAGEMENT DE L’ETAT !

Avec le retour de la Droite au pouvoir, c’est le Medef qui fixe ses orientations politiques et gouverne la France. Raffarin a prêté serment d’allégeance lors du congrès du patronat français et développe une politique ultra-libérale respectant à la lettre les consignes du FMI et de L’OMC. Le but est simple pour faciliter l’ouverture au privé de l’éducation, de la santé, de la protection sociale et de la culture : on casse, on démantèle, on régionalise, avant la grande braderie.

La méthode, elle, est plus perverse : effet d’annonce maximaliste et retour en arrière pour atteindre les objectifs fixés, fausses concertations sur les principes sans jamais aborder le détail des réformes, agir par secteur et par
étape successive afin d’éviter de trop fortes mobilisations et le risque de convergence des luttes.

Depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, ce sont tous les secteurs de la Culture qui sont remis en cause par cette politique libérale du gouvernement et du MEDEF.

La remise en cause de la notion de service public

La mise en place de la décentralisation culturelle avec le transfert de compétences des services de l’Etat (direction régionale des affaires culturelles et services départementaux de l’architecture et du patrimoine) vers les collectivités territoriales est, dans un premier temps, la porte ouverte à une future privatisation du secteur du patrimoine. Cette
décentralisation se fera au détriment du patrimoine et des personnels œuvrant à sa préservation.

Monuments historiques

L’annonce par les médias et les signes avant coureurs au sein du ministère de la Culture laissent présager de le transfert de propriété aux collectivités territoriales (qui pourront ensuite via la délégation de service public en
donner la gestion à des entreprises privées) de plus des deux tiers des monuments appartenant à l’Etat (cathédrales, musées,châteaux, sites archéologiques...), avec une précarisation des personnels grandissante. C’est bien le reflet de la politique de libéralisation du bien national vers les grands groupes privés.

Archéologie

Quelques élus politiques, dont les campagnes électorales sont financées par les bétonneurs, souhaitent la disparition de l’Institut National de Recherche de l’Archéologie Préventive. Dès le mois d’octobre, le gouvernement a affiché clairement sa politique de démantèlement de ce service public. A courte échéance la baisse de 25 % des crédits entraîne le non renouvellement de plus de 400 archéologues employés en CDD alors que les emplois stables ne
couvrent pas les besoins des missions. A moyenne ou longue échéance, le risque de privatisation de l’archéologie ?

Cinéma, audiovisuel et spectacle vivant

Depuis longtemps le Medef veut la peau des annexes 8 et 10. Après le doublement des cotisations Unedic en juin 2002, l’augmentation de celles des congés spectacles, les intermittents du spectacle doivent, maintenant, faire
face à la remise en cause totale de leur système d’indemnisation. Si cette réforme aboutit, non seulement elle entraînerait la disparition d’une grande partie d’entre eux, mais elle conduirait aussi à une augmentation descoûts de
production et de diffusion, et ce qui est plus grave à une raréfaction de l’offre culturelle et à la disparition de sa diversité.

Bref, le désengagement de l’Etat...

Avec une baisse, annoncée par les médias, de 11 % du budget du ministère de la Culture et de la Communication, le gouvernement confirme bien le désengagement de l’Etat pour le service public culturel. A n’en pas douter cette baisse de début d’année sera amplifiée comme chaque foispar la mise en place de ce que l’on appelle "la régulation républicaine". On peut donc légitimement craindre que la fin d’année 2003 se chiffrera par une diminution des crédits d’interventions du Ministère Culture de l’ordre de 20 à 30 %.

Nous, acteurs de la Culture, défenseurs de la richesse culturelle et de sa diversité, réaffirmons par notre présence aujourd’hui, notre attachement à une Culture ouverte et égale pour tous, loin des préoccupations économiques
et politiques de rentabilisation. C’est ce mouvement que nous devons construire maintenant dans l’Unité la plus large et en multipliant tous les fronts de résistance. Seul un mouvement d’ampleur avec convergence des luttes
des précaires, des emplois jeunes, des permanents du secteur culturel... peut mettre un terme à cette agression généralisée.

Sud Culture & Sud Spectacle


Source/auteur : Fernand Estèves, membre du secrétariat national de Sud-Culture
Mis en ligne le mercredi 19 février 2003, par Abd-El Krim
La communication alternative c'est pas de la tarte ! Voulez-vous donc y participer ?
[samizdat]  Ce site utilise PHP et mySQL et est réalisé avec SPIP logiciel libre sous license GNU/GPL