Le prisonnier politique breton Alain Solé, arrêté le 1er octobre 1999,
est toujours en détention "provisoire" (1249 jours demain !)et est
actuellement emprisonné à la Maison d’Arrêt de Fresnes.
Le vendredi 21 janvier 2003, la Cour d’Appel de Paris examinera une nouvelle
demande de mise en liberté d’Alain Solé, qui est défendu par Maître Isabelle Coutant-Peyre, avocate au Barreau de Paris.
Alain Solé souffre d’un diabète de type 3, nécessitant un traitement
permanent d’insuline, et entraînant la dégradation progressive des
fonctions essentielles, et notamment d’organes vitaux.
Il se trouve privé par les représentants de l’administration pénitentiaire
des soins et actes médicaux nécessaires, manquements entraînant une
aggravation de sa santé, et mettant en péril sa survie.
Il a fallu qu’une grave alerte survienne le 4 octobre 2002, entraînant son
hospitalisation en urgence pour qu’enfin soit ordonnée une expertise
médicale.
Il a déposé une plainte pour "non-assistance à personne en péril" avec
constitution de partie civile le vendredi 3 janvier 2003, au Tribunal de
Grande Instance de Nanterre. Une instruction devrait être ouverte dans les
jours qui viennent.
Pour sa part, le militant indépendantiste breton Gérard Bernard qui n’avait
pas été soigné convenablement au cours de sa détention provisoire du 13
novembre 1999 au 21 octobre 2002 à Fleury-Mérogis (Essonne) va bientôt
déposer plainte dans les jours qui viennent pour le même motif ; son état de
santé s’étant en effet sérieusement dégradé au cours de sa détention.
Pour la Coordination Anti-Répressive de Bretagne,
Le porte-parole,
Claude Le Duigou.
Informations disponibles sur www.bretons.org/agence/carb4326.html
Site internet->www.prizonidi.org