L’octroi d’une subvention de 32 000 euros à l’association Act Up est inscrite à l’ordre du jour du Conseil de Paris des 24 et 25 février. Cette somme est bien en deçà de la demande de l’association qui portait sur 90 000 euros. Les élus Verts comprennent parfaitement la difficulté de M. Alain Lhostis, adjoint en charge de la santé, de satisfaire un nombre croissant de demandes de subventions avec une enveloppe qui elle n’a pas augmenté.
En revanche, les élus du groupe Vert contestent l’argument avancé dans l’exposé des motifs selon lequel il ne " paraît pas justifié d’apporter un soutien à certaines formes de protestation qui sont un des aspects de l’action de l’association ".
Pour les élus Verts, cet avis est discriminant et n’est pas fondé sur une analyse objective de la demande faite par l’association. Comment ne pas rappeler les propos d’Anne Hidalgo qui en décembre 2002 à l’occasion du vote d’une subvention à une association de lutte contre le proxénétisme, estimait que les élus ne devaient pas " opérer des distinctions en fonction des approches philosophiques des associations ". " Le rôle de la collectivité est de vérifier la réalité et le bien-fondé des actions conduites ", avait-elle ajouté ; Les Verts avaient entendu cet argument et voté cette subvention au profit d’une association, dont l’approche " philosophique " en matière de prostitution était pourtant bien contraire à leurs positions.
Autre argument invoqué pour justifier une limitation du montant de la subvention allouée à Act Up et contesté par les élus Verts : " La collectivité parisienne n’apporte pas de soutien à l’information médicale auprès des personnes contaminées tout en reconnaissant son grand intérêt ". Or, cette affirmation est contradictoire avec la politique menée jusque là par le département puisque de nombreuses subventions de ce type ont été votées précédemment par le Conseil de Paris (SIS, AIDES, le CRIPS, AlternatHIV...).
L’amendement proposé par Véronique Dubarry, au nom du groupe les Verts, vise donc à augmenter la subvention proposée à la hauteur de la demande de l’association, soit 90 000 Euros.