Ce matin vers 6h00, la police s’est présentée devant les portes du stade Carlini, là où campent les Tute Bianche, avec un déploiement de forces digne d’un état de guerre : quarante blindés et quatre cents hommes armés qui prétendaient " contrôler les dégâts causés au stade ", qui auraient signalés par un employé municipal.
Les manifestants ont réussi à repousser l’opération jusqu’à l’arrivée des avocats et des journalistes qui ont ainsi pu se rendre compte de la minutieuse perquisition effectuée par la police.
Bien évidemment, ceux-ci n’ont rien trouvé. Le matériel pour la désobéissance civile a été rassemblé au centre du terrain sportif afin de démontrer que les manifestants n’avaient rien à cacher. " Nos actions et nos instruments sont parfaitement publics. Il s’agit seulement d’instruments défensifs contre les troupes armées, comme celles qui sont venues aujourd’hui devant nos portes ", a déclaré Luca Casarini, porte-parole des Tute Bianche. " Gênes, aujourd’hui, est une cage pleine de grilles et de barreaux, une ville humiliée et dépouillée de ses valeurs de l’accueil. Mais ils ne réussiront pas à bloquer les multitudes qui sont en train d’arrivée. Et s’ils bloqueront les trains, nous arriveront à pied ".
Hobo, samizdat.net international, 18 juillet 2001