Comme partout dans le monde, et particulièrement aux Etats-Unis, les multitudes contre la guerre ont défilées à Bruxelles ce samedi 15 mars. Marchant de la gare centrale vers la gare du midi, le cortège d’environ 80 000 personnes, a crié son refus de la guerre du pétrole. La manifestation familliale, musicale et colorée s’est déroulée sans le moindre incident, sous un soleil éclatant.
Campagne électorale oblige, les partis politiques membres de la coalition actuellement au pouvoir en Belgique, libéral - socialiste- vert, étaient particulièrement présents ce samedi sur le pavé bruxellois. Un début de polémique s’est fait sentir lorsque le chef de file du PS et Maire de Mons, Elio di Rupo, a souhaité l’interdiction du port d’Anvers au transport du matériel militaire américain en direction de Golfe, en cas d’offensive unilatérale américaine en Irak. Cette proposition socialiste arrive bien tard, dans un pays qui a déjà été traversé par des dizaines de trains chargés d’armes américaines, et dont la justice poursuit des dizaines de militants pacifistes qui s’étaient opposés, de façon non violente, à ces trains de la mort. Bien que tardive, cette mesure va dans le sens de la Paix et de la responsabilité, et serait un symbole plus que nécessaire pour la Belgique qui abrite le siège de l’OTAN. On peut pourtant craindre que cette proposition ne soit, pour les socialistes, qu’un artifice électoral destiné à engager un débat avec le très libéral et populaire Ministre belge des affaires étrangères : Louis Michel.
Frédérique, Bruxelles, samizdat.net