Jeudi 13 mars 2003 une cinquantaine de kurdes de Turquie s’installe dans l’église St Denis (Montpellier) pour entamer une grève de la faim.
Les autorités religieuses répondront par une bénédiction à la matraque. La préfecture recevra deux négociateurs. La proposition de délivrer un récépissé avec droit au travail et la révision de tous les dossiers, semble dans un premier temps satisfaire la préfecture mais le lendemain celle-ci changera de stratégie. Elle reçoit 5 par 5 les grévistes pour leur remettre des photocopies sur lesquelles sont listées les conditions d’obtention des différents statuts avec les pièces à fournir...décodé ça s’appelle du foutage de gueule !
De 50 grévistes le premier jour, ils et elles sont passés à 102 le deuxième(une dizaine de femmes). Les hommes sont installés sous des tentes sur le parking des arceaux, les femmes ne restent pas sur place la nuit. Les grévistes ont participé à la manifestation contre les violences policières et contre la guerre en Irak ce samedi à Montpellier.
Chacun et chacune est invité(e) à passer sur place pour les rencontrer, tchatcher, apporter son soutien,...
Vincent
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Communiqué des grévistes :
MOUVEMENT DES KURDES DE MONTPELLIER POUR LA RÉGULARISATION
Nous, mouvement des kurdes de Montpellier, nous avons commencé, jeudi 13 mars 2003, un mouvement de grève de la faim pour réclamer à l’Etat français le droit légitime de nous sortir de la précarité dans laquelle nous sommes.
L’Etat français par l’expression de Monsieur Sarkozy, ministre de l’intérieur a conscience de notre situation de peuple sans état persécuté par les Etats du proche orient (Turquie, Irak, Iran et Syrie). Le ministre de l’intérieur a dit sur les médias qu’il était hors de question de nous renvoyer de France.
NOUS SOMMES DONC DE FAIT NON EXPULSABLES MAIS AUSSI NON REGLES ADMINISTRATIVEMENT.
Nous sommes 102 kurdes en l’attente d’un règlement pour certains depuis des années en France.
Nous voulons des papiers pour pouvoir vivre et circuler librement et sortir de la précarité.
Ce jeudi nous avons décidé d’occuper une église comme lieu symbolique d’asile. Le prêtre a appelé les forces de l’ordre.
Nous sommes désormais dans la rue où nous continuons notre lutte. Le préfet a entendu notre appel. Dès jeudi 15 heures il a accepté les médiateurs que nous avons envoyé. Par contre nous ne sommes pas satisfait de la réponse qu’il a transmise : Etude au cas par cas de tous les dossiers.
NOUS VOULONS : 1 - LA GARANTIE FORMELLE POUR TOUS DE NE PAS ÊTRE RENVOYÉ EN TURQUIE ;
2 - LA DÉLIVRANCE IMMÉDIATE D’UN RÉCÉPISSÉ AVEC DROIT AU TRAVAIL ;
3 - L’EXAMEN ET LE RÈGLEMENT DE TOUTES NOS SITUATIONS AU CAS PAR CAS (STATUT DE RÉFUGIE, RÉGULARISATION EXCEPTIONNELLE) SUR UN DÉLAIS D’UN MOIS.
LE MOUVEMENT