Rachid Chekchouk, Président de l’association Urban kulture comparaîtra le 26 mars 2003 au Tribunal Correctionnel de Lyon pour outrages et incitation à la rébellion.
L’association a été victime de plusieurs provocations policières depuis son ouverture dans le quartier populaire de la Croix Rousse à Lyon.
L’acharnement des policiers du 1er arrondissement et de la BAC devait faire l’objet d’une enquête de la part de la Direction de la police, mais l’Etat français n’est pas prêt à remettre en cause ses représentants.
Une manifestation est prévue devant le Tribunal pour soutenir Rachid.
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Voici la pétition que vous pouvez signer en ligne sur Urban Kulture
L’association Urban kulture existe depuis juin 2000. Le but de l’association est de promouvoir les cultures urbaines.
Ces cultures nées de l’imagination des jeunes vivant dans les villes englobent les arts graphiques (les tags, graffs..), les musiques dites actuelles, les danses urbaines et la glisse urbaine (roller aggressif, skate, long board..)
Urban kulture a ouvert un local associatif, sur les Pentes de la Croix-Rousse, dans un quartier populaire de Lyon, non loin de l’Hôtel de Ville.
Le climat entre les représentants de l’ordre et l’association s’est malheureusement assez rapidement dégradé, au bout de quelques mois.
Prétextant des nuisances sonores à répétitions et la gêne des jeunes devant le local, des agents (Commissariat de Police, B.A.C) ont fait plusieurs incursions au local de l’association.
Des amendes à 450 €, puis des contrôles de plus en plus nombreux avec fouille au corps des jeunes adhérents devant le local, ont été le quotidien d’Urban kulture.
Le Président devant ces abus de pouvoir a observé une grève de la faim de vingt jours. Parmi ces incidents, deux ont été plus graves que les autres et ont conduit le Président de l’association en garde à vue.
Ce fut tout d’abord le 27 avril 2002 : ce jour-là, un défilé de mode urbaine était organisé par l’association, qui avait pour cette occasion, demandé les autorisations administratives.
A la fin du défilé, vers 16 h, des forces de l’ordre ont pénétré dans le local et s’en prirent à la sono, ils embarquèrent menotté, le Président devant la désapprobation des adhérents.
Des enfants de 12 à 16 ans furent gazés à la suite de cette interpellation.
La seconde affaire, qui conduisit le Président de l’association à l’Hôtel de Police survint, alors que la BAC fouillait deux jeunes d’origine maghrébine devant le local, un contrôle venait d’être effectué trente minutes, plus tôt (à ce sujet les forces de police ont déclaré qu’ils faisaient comme ils l’entendaient et qu’ils passeraient dix fois par jour, s’ils le désiraient)
Cet acharnement injustifié subit par les adhérents de l’association n’a pas reçu d’explications de la part des responsables de la Police.
Une enquête du Directeur de la Police devait être diligentée, mais est restée sans suite, à ce jour.
Rachid Chekchouk, le Président de l’association se retrouvera en Correctionnel, lundi 4 novembre, à partir de 14 heures, et risque six mois de prison ferme et 7500€ d’amendes, pour avoir tenté de protéger les adhérents.
Une pétition est souscrite en ligne. Des courriers peuvent également être adressés à
Monsieur le Préfet,
Préfecture du Rhône,
106 rue Pierre Corneille
69419 Lyon
Cedex 03,
pour lui demander d’intervenir dans ces affaires d’abus de pouvoir et de harcèlement anti-jeunes.
Nous comptons sur le soutien de tous pour ne pas que de telles affaires soient traitées comme des faits sans importance et pour que la justice soit rendue de façon démocratique, dans le pays des Droits de l’Homme.