La machine à punir est maintenant sur les rails et elle avance à la
vitesse grand V.
On jette les chômeurs et les précaires en prison dans une quasi
indifférence générale.
A Lille, le procureur de la république à même délocalisé le tribunal
dans un local situé à proximité de la gare et qui appartient à la
société des transports urbains Lilois
Les contrôleurs servent de rabatteurs dans le train, les policiers
fouillent, menotent et arrêtent les voyageurs sans billet sur le quai de
la gare et les transfèrent illico dans le tribunal/hangar du métro où
ils sont jugés en comparution immédiate, les juges prononcent des peines
de prison ferme.
Pas plus tard que la semaine dernière (témoignage de Marlène Moré) il y
en a un qui à pris 3 mois ferme comme ça.
Ce hangard est un labo, si cette expérience est "concluante", elle
risque de se multiplier et de prendre corps ( je ne l’ai pas fait
exprès) dans d’autre villes.
Il est urgent de réagir
AC ! Nantes est décider à s’emparer de cas concrets pour mener la lutte :
pour que cette loi infâme, votée le 15 novembre 2001 par le parti
socialiste et la droite ne soit plus appliquée,
pour l’abrogation pure et simple de la loi LSQ
pour la gratuité des transports
Avec d’autres associations et organisations nous avons constitué un
Comité de soutien qui dénonce la criminalisation de la pauvreté.
Pour sa part, en plus de la diffusion du Comité de soutien, AC ! Nantes
fera aussi signé une pétition qui "NON à la LSQ et OUI à la gratuité des
transports"
Le tract du Comité de soutien à Marlène Moré
LA MACHINE A PUNIR EST SUR LES RAILS
Marlène Moré, jeune femme de 21 ans, sans logement et sans revenu (le
RMI est toujours interdit aux moins de 25 ans), est convoquée le 22
avril prochain au tribunal correctionnel de Nantes dans le cadre de la
loi « LSQ » votée le 15 novembre 2001 pour avoir voyagé plus de 10 fois
sans billet.
Elle risque une peine de 6 mois de prison ferme et 7500 euros d’amende.
La loi « LSQ » (loi dite sur la sécurité quotidienne) est entrée en
application depuis plusieurs mois. De source syndicale, 38 000 personnes
sont potentiellement concernées. A défaut de pouvoir jeter tout ce monde
en prison, ils sont bien décidés à faire des exemples et à faire peur.
Selon les derniers chiffres de la SNCF, fin janvier 2003, 1459 plaintes
ont été déposées, 182 procès ont déjà eu lieu, 48 peines de prison
ferme, allant de 7 jours à 4 mois de prison ferme ont été prononcées à
l’encontre de celles et ceux qui ne peuvent pas payer - chômeu-r-se-s,
RMIstes, sans-papiers et autres pauvres - et il y en aura d’autres...
Ces gens ont été, sont et seront jetés en prison pour avoir refusé
d’être assignés à résidence, pour avoir exercé leur droit et leur besoin
de mobilité.
Non contente d’avoir fait pression sur le gouvernement précédent pour
faire voter cette loi, la Sncf n’hésite pas à dépenser des sommes
considérables pour faire croire que celles et ceux qui voyagent sans
ticket sont responsables des problèmes. On accuse les pauvres !...
Tout
le monde le sait, si les pauvres avaient de l’argent, les trains
seraient à l’heure !
Cette loi a été la première d’une série de lois liberticides. A la « LSQ
», est venue s’ajouter le sabotage sur la présomption d’innocence, puis
la loi « Perben » et dernièrement la loi « LSI » dite aussi loi Sarkozy.
Ces lois répressives visent à la fois les mendiant-e-s, les gens du
voyage, les prostitué-e-s, les sans papiers, les habitant-e-s de squats,
et quiconque refuserait peu ou prou l’ordre établi et une vie normalisée
(regarde, consomme et tais-toi !)
Plutôt que de répondre à la montée de la misère (chômage, précarité
galopante, crise du logement...) et aux inégalités sociales, les
gouvernements successifs ont préféré laisser se développer, quand ils ne
l’ont pas carrément provoquée, la psychose sécuritaire.
Parallèlement,
ils ont procédé à la mise en place de cet arsenal sécuritaire pour
contrôler la population. La répression ouverte, l’ambiance sécuritaire
actuelle, nous entraînent toutes et tous dans la peur et le repli.
Nous vous appelons à soutenir l’action en faveur des personnes
poursuivies pour motif de pauvreté
Ne ratons pas le train de la solidarité !....
LA MACHINE A PUNIR EST SUR LES RAILS,
REAGISSONS COLLECTIVEMENT, INDIVIDUELLEMENT !
Comité de soutien à Marlène Moré :
François Thonier... AC ! Nantes, Les
Alternatifs, le C.A.S ( collectif antisécuritaire), Collectif TGV, CNT,
FA, GASPROM ASTI de Nantes LCR, LDH, Sud Caisse d’épargne....et des
Individu-e-s.
La pétition que AC ! Nantes commence à faire signer :
Non à la loi LSQ !
Oui à la Gratuité des transports !
Aujourd’hui la loi LSQ votée le 15 novembre 2001 permet d’emprisonner
les chômeurs, les précaires, les RMIstes, les sans papiers, et... autres
pauvres qui ne peuvent s’acquitter d’un titre de transports.
Selon les chiffres mêmes de la Sncf ( fin janvier 2003) :
1459 plaintes ont été déposées
182 procès ont déjà eu lieu
48 peines de prison ferme ont été prononcées
Le principe est simple : Si tu peux pas payer, tu vas en prison !
Plutôt que de répondre à la montée de la misère (chômage, précarité
galopante, etc...) et aux inégalités sociales, les gouvernements
successifs ont laissé se développer l’hystérie sécuritaire et choisi la
répression tout azimut.
Le 22 avril prochain, Marlène Moré, jeune femme de 21 ans, sans logement
et sans revenu, est convoquée au tribunal correctionnel de Nantes pour
avoir voyagé sans billet. Venez nombreux pour la soutenir.
Un service public doit être un service accessible à tous.
Ensemble poursuivons la lutte pour la gratuité des transports
AC ! - Agir ensemble contre le Chômage et la précarité
21, allée Baco - 44000 Nantes
Tel : 02.40.89.51.99