- hacktivst news service -
[don't hate the media... become the media]   07/10/08 - 16:43
[dépêches]
France

La machine à punir est sur les rails

La machine à punir est maintenant sur les rails et elle avance à la vitesse grand V.

On jette les chômeurs et les précaires en prison dans une quasi indifférence générale.

A Lille, le procureur de la république à même délocalisé le tribunal dans un local situé à proximité de la gare et qui appartient à la société des transports urbains Lilois

Les contrôleurs servent de rabatteurs dans le train, les policiers fouillent, menotent et arrêtent les voyageurs sans billet sur le quai de la gare et les transfèrent illico dans le tribunal/hangar du métro où ils sont jugés en comparution immédiate, les juges prononcent des peines de prison ferme.

Pas plus tard que la semaine dernière (témoignage de Marlène Moré) il y en a un qui à pris 3 mois ferme comme ça.
Ce hangard est un labo, si cette expérience est "concluante", elle risque de se multiplier et de prendre corps ( je ne l’ai pas fait exprès) dans d’autre villes. Il est urgent de réagir

AC ! Nantes est décider à s’emparer de cas concrets pour mener la lutte :
- pour que cette loi infâme, votée le 15 novembre 2001 par le parti socialiste et la droite ne soit plus appliquée,
- pour l’abrogation pure et simple de la loi LSQ
- pour la gratuité des transports

Avec d’autres associations et organisations nous avons constitué un Comité de soutien qui dénonce la criminalisation de la pauvreté.
Pour sa part, en plus de la diffusion du Comité de soutien, AC ! Nantes fera aussi signé une pétition qui "NON à la LSQ et OUI à la gratuité des transports"

Le tract du Comité de soutien à Marlène Moré

LA MACHINE A PUNIR EST SUR LES RAILS

Marlène Moré, jeune femme de 21 ans, sans logement et sans revenu (le RMI est toujours interdit aux moins de 25 ans), est convoquée le 22 avril prochain au tribunal correctionnel de Nantes dans le cadre de la loi « LSQ » votée le 15 novembre 2001 pour avoir voyagé plus de 10 fois sans billet.
Elle risque une peine de 6 mois de prison ferme et 7500 euros d’amende.

La loi « LSQ » (loi dite sur la sécurité quotidienne) est entrée en application depuis plusieurs mois. De source syndicale, 38 000 personnes sont potentiellement concernées. A défaut de pouvoir jeter tout ce monde en prison, ils sont bien décidés à faire des exemples et à faire peur.

Selon les derniers chiffres de la SNCF, fin janvier 2003, 1459 plaintes ont été déposées, 182 procès ont déjà eu lieu, 48 peines de prison ferme, allant de 7 jours à 4 mois de prison ferme ont été prononcées à l’encontre de celles et ceux qui ne peuvent pas payer - chômeu-r-se-s, RMIstes, sans-papiers et autres pauvres - et il y en aura d’autres...
Ces gens ont été, sont et seront jetés en prison pour avoir refusé d’être assignés à résidence, pour avoir exercé leur droit et leur besoin de mobilité.

Non contente d’avoir fait pression sur le gouvernement précédent pour faire voter cette loi, la Sncf n’hésite pas à dépenser des sommes considérables pour faire croire que celles et ceux qui voyagent sans ticket sont responsables des problèmes. On accuse les pauvres !...
Tout le monde le sait, si les pauvres avaient de l’argent, les trains seraient à l’heure !

Cette loi a été la première d’une série de lois liberticides. A la « LSQ  », est venue s’ajouter le sabotage sur la présomption d’innocence, puis la loi « Perben » et dernièrement la loi « LSI » dite aussi loi Sarkozy. Ces lois répressives visent à la fois les mendiant-e-s, les gens du voyage, les prostitué-e-s, les sans papiers, les habitant-e-s de squats, et quiconque refuserait peu ou prou l’ordre établi et une vie normalisée (regarde, consomme et tais-toi !)

Plutôt que de répondre à la montée de la misère (chômage, précarité galopante, crise du logement...) et aux inégalités sociales, les gouvernements successifs ont préféré laisser se développer, quand ils ne l’ont pas carrément provoquée, la psychose sécuritaire.
Parallèlement, ils ont procédé à la mise en place de cet arsenal sécuritaire pour contrôler la population. La répression ouverte, l’ambiance sécuritaire actuelle, nous entraînent toutes et tous dans la peur et le repli.

Nous vous appelons à soutenir l’action en faveur des personnes poursuivies pour motif de pauvreté Ne ratons pas le train de la solidarité !....

LA MACHINE A PUNIR EST SUR LES RAILS,
REAGISSONS COLLECTIVEMENT, INDIVIDUELLEMENT !

Comité de soutien à Marlène Moré :
François Thonier... AC ! Nantes, Les Alternatifs, le C.A.S ( collectif antisécuritaire), Collectif TGV, CNT, FA, GASPROM ASTI de Nantes LCR, LDH, Sud Caisse d’épargne....et des Individu-e-s.

La pétition que AC ! Nantes commence à faire signer :

Non à la loi LSQ !
Oui à la Gratuité des transports !

Aujourd’hui la loi LSQ votée le 15 novembre 2001 permet d’emprisonner les chômeurs, les précaires, les RMIstes, les sans papiers, et... autres pauvres qui ne peuvent s’acquitter d’un titre de transports.

Selon les chiffres mêmes de la Sncf ( fin janvier 2003) :
- 1459 plaintes ont été déposées
- 182 procès ont déjà eu lieu
- 48 peines de prison ferme ont été prononcées

Le principe est simple : Si tu peux pas payer, tu vas en prison !

Plutôt que de répondre à la montée de la misère (chômage, précarité galopante, etc...) et aux inégalités sociales, les gouvernements successifs ont laissé se développer l’hystérie sécuritaire et choisi la répression tout azimut.

Le 22 avril prochain, Marlène Moré, jeune femme de 21 ans, sans logement et sans revenu, est convoquée au tribunal correctionnel de Nantes pour avoir voyagé sans billet. Venez nombreux pour la soutenir.

Un service public doit être un service accessible à tous.
Ensemble poursuivons la lutte pour la gratuité des transports

AC ! - Agir ensemble contre le Chômage et la précarité
21, allée Baco - 44000 Nantes
Tel : 02.40.89.51.99


Mis en ligne le samedi 29 mars 2003, par Ludo
La communication alternative c'est pas de la tarte ! Voulez-vous donc y participer ?
[samizdat]  Ce site utilise PHP et mySQL et est réalisé avec SPIP logiciel libre sous license GNU/GPL