Suite à l’occupation collective de la direction de la direction du Centre d’action Social du 11° arrondissement de Paris, le 18 octobre 2001, Karim à été jugé par la 1a 10° chambre du tribunal de grande instance le 27 mars.
Les accusations portées contre lui étaient de séquestration (d’environ une demi-heure, d’après les "victimes") et d’outrage envers la secrétaire de la directrice, ainsi que la directrice adjointe.
Malgré la reconnaissance que cette action se soit déroulée sans dégradation, ni vol, ni violence, et ce soit terminée par une évacuation policière sans controle d’identité, Karim à été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve.
Le tribunal à décidé l’exécution provisoire avec, obligation de : trouver un emploi, avoir un domicile stable, se soigner (le juge d’application des Peines définira la nature des soins - il semble que les juges aient trouvé Karim trop nerveux), et l’indemnisation des "victimes".
A la demande des parties civiles (les deux membres de la direction, ainsi qu’une association du centre d’action social) le montant de l’indemnisation sera fixé lors d’une audience qui aura lieu le 5 juin (les "victimes" n’avaient visiblement pas eu le temps d’obtenir des certificats médicaux, prouvant la dépression lourde du au traumatisme de voir des précaires dans leur bureau).
L’action d’interpellation de la direction du centre d’action social avait été menée par une cinquantaine de chômeurs mal indemnisés, -de 25 ans ,petits salariés, pour obtenir des prestations légales du CASVP : (aides financières, paiement de factures EDF, impayé de loyer ...).
La demande de Karim portait en particulier sur un épongement de facture de France Télécom pour pouvoir avoir le téléphone.
A ma connaissance le dispositif d’apurement des dettes de téléphone, votée dans la loi dites de lutte contre l’exclusion en 1998 n’est toujours pas en place à Paris.