Aujourd’hui, au 19ème jour de grève de la faim, nous déplorons qu’aucune proposition de la part des autorités et en particulier de la préfecture n’ait été faite. Si ce n’est le fait, qu’au 6ème jour de notre grève, l’un de nous a reçu, le 19 mars, une invitation à quitter le territoire dans un délai d’un mois. Alors que la préfecture avait déclaré publiquement qu’aucun kurde ne serait renvoyé en Turquie.
Notre état de santé physique et psychologique se dégrade gravement.
Jusqu’à ce jour, aucun représentant de notre mouvement n’a été reçu par les autorités.
Nous souhaitons que la préfecture organise une table ronde avec les autorités compétentes, des porte-parole de notre mouvement et des représentants du collectif de soutien.
Nul n’est besoin de rappeler la situation des kurdes en Turquie.
Nous rappelons nos revendications afin que cesse la grève de la faim : La garantie formelle pour tous de ne pas être envoyé(e)s en Turquie. La délivrance d’un récépissé avec droit au travail pour toutes et tous sans exception aucune. L’examen et le réexamen de nos situations par les autorités compétentes pour obtenir la protection au titre de l’asile.
Nous tenions à manifester notre solidarité avec les autres mouvements de kurdes en France.
Un mouvement collectif citoyen s’est regroupé autour de nous afin de nous apporter un soutien. Nous tenions à les en remercier.
Dans l’attente de la réponse préfectorale à ses revendications, nous continuons notre mouvement.