Près de 400 paysannes et paysans venus de toute l’Europe pour demander des comptes aux responsables de Nestlé, emblème helvétique, cela ne s’était jamais vu.
L’arrogance du dernier communiqué de presse de la direction, annonçant des profits records de 5,134 milliards d’€ en hausse de 13,2 % par rapport à ceux de l’année précédente avaient fortement contribué à attiser la colère des éleveurs de Galice ou de Normandie confrontés à une baisse continuelle des prix du lait. Le jeudi 3 avril, Mme Bettencourt, qui possède environ 3 % des actions de cette compagnie a reçu un chèque d’un montant que l’on peut estimer à 54 millions d’€ !
Dans le même temps, les filiales de Nestlé font une chasse aux syndicalistes afin de casser les formes d’organisations collectives. Elles jettent les conventions aux orties et payent les salariés avec des clopinettes. Le cours de l’action de Nestlé est passée de 143,70 à 378 francs suisses entre 1996, date ou les accords de Marrakech sont entrés en vigueur, et 2000. Le fait de retrouver Arthur Dunkel, principal artisan de la création de l’OMC, au Conseil d’administration de Nestlé n’est certainement pas le fruit du hasard.
Ci-joint un document de 14 pages reprenant les principales raisons de la colère des paysans :