A l’appel de la FSU-SNPES-PJJ Rhône Alpes-Auvergne un rassemblement a eu le 27 février 2003 à Valence dans les locaux de la Direction départementale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse de la Drôme contre les centres éducatif fermés.
Lors de ce rassemblement, auquel nous avons participé, le Directeur départemental de la PJJ nous a fait savoir "qu’il n’était pas habilité à informer les personnes présentes de l’adresse de ce centre" et que son ouverture était reportée au mois d’avril.
Un mois plus tard, la FSU-SNPES appelait à une nouvelle journée de grève nationale avec des rassemblements sur des lieux de centres éducatifs fermés déjà ouverts.
Aujourd’hui, le "Dauphiné Libéré" nous apprend son ouverture pour la fin de ce mois et note qu’une "extrême discrétion a entouré l’implantation de ce centre éducatif fermé". Ce journal n’a pas jugé important de s’interroger sur les raisons d’une telle "discrétion", et encore moins sur l’incompatibilité entre la démocratie et la politique du secret.
Toujours dans ce même journal, il est dit que ce centre sera installé dans "une demeure bourgeoise...équipée d’une fort agréable piscine" et ce, photos à l’appui. Nous serions presque enclins à y inscrire nos enfants pour les vacances si "un règlement intérieur très strict qui leur fait par exemple interdiction d’écouter de la musique" ne les empêchaient pas d’adoucir les moeurs de nos garnements. Enfin, dans cette demeure bourgeoise, "de très importants travaux, sont engagés de manière à en faire une structure adaptée à la mission éducative "commando" qui va y être conduite".
Dans ce palais, pour les enfants qui bénéficieront de cette mission éducative "commando"," toutes les dispositions vont être prises afin [qu’ils] ne puissent échapper au contrôle permanent des éducateurs 24 heures sur 24". Le Dauphiné, et Jean-Olivier Viout - Procureur général - peuvent-ils nous expliquer quelles sera la différence entre la prison et ce centre éducatif fermé et aussi entre l’éducateur et le gardien de prison ?
Ceci confirme l’absolue nécessité de se battre contre l’enferment des mineurs, car la société ne peut accepter une telle régression sociale sans craindre de s’engager dans un dangereux avenir.
Nous appelons dès aujourd’hui l’ensemble des personnes à manifester leur écoeurement devant une telle ineptie sociale et éducative
Jeudi 24 avril 2003 à 17 heures devant le Palais de Justice de Valence
Le Collectif Solidarité Prisonniers
C/O Le Laboratoire - 8, place Saint Jean - 26000 VALENCE