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[don't hate the media... become the media]   16/05/08 - 13:43
[dépêches]
FRANCE CHÔMAGE - PRÉCARITÉ

Occupation locaux unedic 24/04 à Paris

Dans le cadre de la semaine d’action NoVox, et à l’appel notamment d’AC !, une quarantaine de personnes occupent actuellement le siège de la société de consulting "accenture", qui abrite des locaux de l’UNEDIC, au 118 avenue de France, Paris 13e (m° quai de la gare). Ils demandent à rencontrer Jean Michel Jalmain, président (CFDT) de l’UNEDIC, pour faire entendre leurs revendications à propos de l’indemnisation du chômage (cf. tract ci-dessous).

On peut les joindre au 06 68 50 78 67 (Marc) ou au 06 62 09 73 94 (Laurent).

rappel : samedi 26 avril, rejoignons la manifestation des sans papiers. Rendez-vous à 14h à Montparnasse, angle rue du Départ.

voici le tract distribué sur les lieux de l’action :


Précarité basta !

Avec ou sans emploi, un revenu c’est un droit

Amputation des allocations chômage (accord UNEDIC du 20 décembre 2002), licenciements collectifs aux " plans sociaux " dérisoires, projet de revenu minimum d’activité (RMA) destiné à insérer les allocataires dans l’emploi précaire et sous-payé, menaces sur les retraites et les droits des intermittents du spectacle, la liste des restructurations qui touchent actuellement les salariés, au chômage, en poste ou en formation serait trop longue à établir

La persécution juridico-policière des " fraudeurs " dans les transports en commun (loi LSQ = peines de prison), la prolifération des dispositifs de contrôle social et les baratins unanimes (Jospin/Chirac) sur " l’indignité des assistés " indiquent parfaitement l’ambiance morale qui préside aux réformes en cours des conditions de vie du plus grand nombre. Celle des retraites cherche à nouveau à imposer le programme à l’oeuvre depuis des décennies, celui d’une guerre sociale menée contre nous.

Il a pour axe central la baisse du " coût du travail " et multiplie les emplois sous-payés : de la double échelle des salaires où les embauchés travaillent davantage pour un salaire inférieur (des traminots aux emplois-jeunes) banalise le travail gratuit (stages, bénévolat, etc). Cette orientation se décline aussi en une injonction d’ "activation des dépenses passives " qui tend à ruiner les garanties sociales protégeant les salariés au de-là de celles concédées au sein des entreprises particulières (chômage, formation, retraite, santé, etc). Au nom du droit à l’emploi, on organise et finance la fourniture de chômeurs bradés aux employeurs, tandis qu’on développe chez les précaires de tous styles une incertitude toujours plus forte quant aux contreparties escomptées de leur disponibilité productive et de leur mobilité dans l’emploi.

Nous n’aurions pour tout horizon qu’un contrôle social généralisé si nous ne refusions pas activement le harcèlement policier et administratif et l’emploi contraint : la mobilité que l’on exige de nous, nous n’avons pas d’autre choix que de chercher à la contrôler pour notre compte. Voilà pourquoi nous revendiquons un revenu garanti pour tous.

Chômeurs, travailleurs précaires, jeunes toujours interdits de RMI, sans revenu, mobilisons nous contre l’insécurité sociale et exigeons :

-  la refonte complète du système d’assurance-chômage : pas d’allocation en dessous du SMIC mensuel, pas de chômage non-indemnisé
-  le droit pour tous, tout au long de la vie, à une formation qualifiante, choisie et rémunérée
-  le maintien et l’extension du régime d’indemnisation des intermittents du spectacle qui assure une continuité de droits entre les périodes d’emploi, de chômage et de formation.
-  le droit à un emploi librement choisi
-  la revalorisation de tous les minima sociaux à hauteur du SMIC mensuel, leur individualisation et leur inconditionnalité et l’abandon du projet de RMA
-  la défense et l’extension de services publics accessibles à tous)


Source/auteur : AC !
Mis en ligne le jeudi 24 avril 2003, par Albator
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