Ci-dessous le texte d’une affiche dont la maquette reprend celle de la
campagne anti-pauvres de la SNCF, cette maquette est disponible en format pdf ; pour
l’obtenir écrire à big-a6@lalune.org
La fraude, c’est
un prétexte utilisé par la SNCF
pour criminaliser les plus démunis.
Mise au point sur une campagne de manipulation des usagers du réseau. La SNCF veut faire croire que la fraude coûte 200 millions d’euros.
Comment ce chiffre démesuré a-t-il été calculé ? À raison de 2,2 millions de
contraventions en 2002, on déduit le coût moyen du trajet fraudé à plus de
90 euros ! La SNCF maquille la comptabilité pour faire oublier que les
transports en commun, principalement financés par l’argent public, devraient
permettre à tous de se déplacer.
On cherche à dresser une catégorie d’usagers contre une autre, à justifier
une politique qui s’en prend aux démunis ; on criminalise ceux pour qui la
gratuité est le seul moyen de se déplacer.
Ainsi, la SNCF poursuit en justice des milliers de personnes ; des peines de
prison ferme sont infligées pour "fraude d’habitude", délit instauré en
novembre 2001 par la Loi de Sécurité Quotidienne (L.S.Q).
Puisque "le progrès ne vaut que si il est partagé par tous", exigeons un
transport public accessible à tous, seul vrai remède à la fraude.
Solidarité Nécessaire avec les Chômeurs et les Fraudeurs (SNCF).