Il y avait environ 200 présents. Le nombre de ville représentées, en hausse par rapport à la dernière réunion, sera listé et ajouté sur le site resaudesbahuts.
Les textes, appels ou motions ayant fait l’objet d’un vote sont en annexe à la suite du compte-rendu. Ceux qui ont été adoptés seront mis en ligne sur le site dans une rubrique « Documents adoptés par la « coordination » nationale »
La réunion a commencé par la mise en place de la tribune pour organiser les débats. 7 collègues se sont portés volontaires, trois du 93, une collègue de Marseille, un du 94, un instituteur du 91, et sous les applaudissements, une collègue de la Réunion.
Toute la salle a approuvé cette tribune à main levée, sauf six abstentions.
Comme dans d’autres AG et à cause des contraintes horaires, le temps de parole a été limité à 1 minute 30 par intervenant, et cette fois-ci, le temps de chaque point de l’ordre du jour a été limité à 45 minutes pour pouvoir tous les traiter. Cela a plutôt fonctionné même si la règle est parfois jugée plus contraignante lors de sa propre intervention que lors de... celle des autres.
L’ordre du jour suivant a été rapidement adopté :
1°) Bilan chiffré par région ou département + tour de parole des organisations syndicales présentes
2°) Suite de notre existence et organisation du mouvement
3°) Objectifs/revendications
4°) Actions et calendrier
Cet ordre du jour a été adopté par 112 voix contre 47 qui souhaitaient voir inverser les points 2 et 3.
1°) Bilan de la mobilisation
Morbihan : grève appelée le 6 mai par toutes les organisations syndicales. Ils rentrent de vacances lundi, mais les AG avaient été nombreuses avant de partir.
Toulouse : en vacances aussi jusqu’à lundi. Avant, il y a eu 3 semaines de grève reconductible, essentiellement dans le primaire, et 100 à 150 personnes aux AG locales, jusqu’à 550 dans les AG centrales. Pendant les vacances des actions ont été organisée vers les autres services publics. Ils ont aussi des nouvelles de Pau ou les collègues attendent le 6 mai pour partir. Rouen : 10 jours de grève avant les vacances. Certains reprendront la grève lundi et mardi surtout. Ils ont manifesté le 1er mai.
Le Havre : 3 semaines de grève reconductible avant les vacances. Ont repris le travail cette semaine mais sont prêt à repartir le 6 mai en reconductible.
Limoges : le mouvement n’a pas encore commencé. Le 6 mai sera peut-être un début. Ca en discute chez les instits.
Perpignan : grosse mobilisation avant les vacances : AG tous les jours. Ont fait des actions pendant les congés (vis-à-vis du privé et des autres services publics). Attention à la rentrée !
Lot-et Garonne : sur Agen, 2 ag de rentrée (90 et 50 personnes, premier degré surtout). Grève reconductible du 6 au 13 dans de nombreuses écoles.
Marseille : avant les vacances, 2 à 3 semaine de grève, surtout instits. 2 réunions pendant les vacances. Depuis la rentrée lundi 28/4, quelques établissements ont repris la grève. Le 1er mai = 2.000 manifestants sur 20.000 ! Rebelote le vendredi 2 mai avec 1.000 manifestants et 60 établissements en grève. Le dix de der pour Mardi avec un élargissement prévu.
Var : pas de grève pour l’instant sauf quelques établissements dans les Alpes-maritimes à partir du 2/05. Par contre, à partir du 6 mai une trentaine d’établissements ont prévu le reconductible sur Draguignan et Toulon.
Pas-de-Calais : pas grand-chose pour l’instant (3 établissements en grève reconductible). Mais des réunions de bassin (Lens, 83 pers, 10 étab ; Douai, 50 pers, 14 étab ; Valenciennes, 25 pers, 7 étab). Cela monte lentement.
La Réunion : 4 coordinations inter catégorielles (Nord, est, sud , ouest). 3 semaines de grève très fortes (90 % des établissements fermés de la maternelle à l’Université en passant par l’IUFM ! ! !) Ont eu le problème de ne pas se faire enfermer dans le " local " alors que les revendications sont nationales. + Blackout total des médias. Ont suspendu le mouvement (vacances) mais ont continué quand même les AG. Vont maintenant regarder la métropole pour repartir ou pas dès le 15 mai (retour de congés) : Ne les décevons pas et prenons exemple sur eux !
Oise : pas de mouvement pour l’instant. Quelques petits groupes dans quelques établissements seulement qui essayent de populariser la grève reconductible dès le 7 mai ou le 14.
Ile-de-France :
95 : 2 noyaux (Goussainville et Argenteuil-Bezons) : 17 en reconductibles vendredi, 10, de plus lundi et entre 15 et 20 mardi : ça monte...
91 : 2 ag départementales (150pers, 80 étabs) mais moins de 10 en grève pour l’instant. Mais +sieurs ont voté la reconductible pour le 6, et certains le 13.
94 : 15 étabs en grève. AG dptmenatale lundi soir
92 : 4 étabs en reconductible, 2 lundi et 10 mardi (clg surtout)
93 : 105 lyc/clg en grève reconductible. Manifs réussies le 22/4,29/4, le 1er mai. Politique d’extension vers le primaire, les autres départements. Contacts de plus en plus nombreux avec les parents, et actions locales fréquentes.
75 : Paris 19ème : 30 étabs, 85 pers à l’AG. Certains clg en grève. Appel pour le 5 mai. Primaires : bons espoir pour le 6 mai ou le 13 pour certains.
77 : 5 établissemnts an grève à Dammarie-les-lys. Appel intersyndical pour mardi.
Collectif emplois-jeunes IDF : Aura un cortège le 6 mai, le faire savoir aux intéressés.
Le bilan est, on le voit, très variable. Cela va de la très forte mobilisation actuelle ou récente à La Réunion (+++), à Marseille, dans le 93, en Haute-Normandie, à Toulouse, ... à des régions ou le mouvement est naissant ou qui sont pour l’instant observatrices. En tout cas, il apparaît clairement que la journée du 6 mai peut être un véritable tournant. Plusieurs interventions ont souligné que la réussite de cette journée peut entraîner de nombreux établissements dans la grève reconductible et renforcer la lutte de tous et qu’il faut donc en faire un succès qui contribue à généraliser la grève.
TOUR DE TABLE DES SYNDICATS :
SNES : pour l’extension de la grève reconductible. Tirage de tracts pour l’Ile-de-France proposé à l’AG pour le 6 mai.
FSU-Assistantes Sociales : en grève reconductible depuis le 27 mars à environ 30 %. Soucis que les retraites ne fasse pas passer la décentralisation à la trappe.
FIDL : soutien des lycéens. Appelleront à des débrayages le 6 et le 13.
FO : aucun transfert, 37,5 annuités, grève générale.
SUD : soutien à la reconductible, ok pour une coordination
CNT : ce qui compte, qui doit faire la force et organiser la mobilisation, ce sont les AG
UNEF : dans les facs, ça bouge pas trop sauf les ATOSS. Danger de disparition du caractère national des diplômes.
SNUIPP : appel national à la grève reconductible dès le 6 mai et à la grève générale le 13 mai.
2°) Suite de notre existence et organisation du mouvement
Des collègues ont proposé que la réunion prenne le nom de " coordination provisoire ". Cette proposition avait été évoquée à la dernière réunion nationale du 26 avril et défendue, parfois sans l’adjectif « provisoire » dans certains départements. Dans les premières interventions pour cet intitulé, il a été défendu que le rôle de cette coordination pourrait être de proposer des initiatives, d’animer le mouvement et surtout de continuer à permettre les contacts et les échanges.
En partant de cette proposition a eu lieu un débat assez riche :
Certains pensaient que cette idée était juste, et qu’il ne fallait pas organiser trop formellement le mouvement et que cette coordination devait rester ouverte à tous pour réussir l’élargissement. Des collègues qui étaient d’accord avec cela ont ajouté qu’il faudrait bien dans l’avenir élire une direction et trouver un mode de représentativité, mais n’ont pas insisté pour que cela se fasse tout de suite. La question de la place des syndicats a été soulevée. Plusieurs interventions ont soutenu qu’une telle « coordination » ne devrait pas se poser comme une structure antisyndicale.
D’autres pensaient qu’à partir du moment où il y avait grève à une grande échelle, il faudrait un " comité national de grève ", en liaison ou avec les organisations syndicales, avec des représentants élus et mandatés par leurs assemblées de ville ou d’établissements.
D’autres enfin trouvaient que le terme de " réunion nationale " suffisait pour l’instant, en particulier à ce stade de développement du mouvement.
Un collègue enseignant dans le 93 a lu une proposition de texte définissant le contenu de ce que pourrait être pour l’instant la coordination provisoire dans l’esprit d’une démarche qui « s’adresse à tous ceux qui veulent développer la lutte, étendre la grève et se donner les moyens de faire reculer le gouvernement ».
Un autre collègue, du 94 ( ?), a lu une proposition d’appel à une nouvelle réunion nationale en la reliant « au souci des respecter la démocratie des AG ... » et « de tout faire pour l’unité en laissant toute leur place aux organisations syndicales »
Finalement ces deux propositions ont été soumises au vote :
création d’une " coordination provisoire " (+explication de cet intitulé) : 142 voix
garder le nom " réunion nationale " (+ explication) : 21 voix
abstentions : 15 voix
4 n’ont pas pris part au vote.
3°) Objectifs et revendications
4 axes ont été redéfinis, parfois hiérarchisés ou articulés de manière différentes :
la décentralisation
les suppressions de postes
la lutte contre la précarité
les retraites
Le débat a porté sur l’articulation des revendications et la nécessité de les populariser, notamment auprès des parents d’élèves, des conseils de quartiers, des municipalités (aller voir les élus). Un intervenant a demandé, dans cette optique, que l’on fasse attention à utiliser des formulations compréhensibles. Plusieurs collègues ont insisté pour que les revendications sur la décentralisation, qui sont celles qui ont souvent été à l’origine de notre mouvement, restent bien au premier plan.
Plusieurs interventions ont défendu l’importance de la lutte sur les retraites. Souvent les arguments défendait que l’on ne devait pas opposer les deux : des collègues ont dit que décentralisation, retraites, titularisation des précaires, défense du statut de surveillant étaient des revendications aussi importantes les unes que les autres et qu’il n’était pas question d’en privilégier une par rapport à une autre, mais qu’il ne fallait pas non plus en laisser tomber. Le besoin de convergence avec les autres secteurs (public et privé) a été mis en avant plusieurs fois, parfois avec l’idée qu’il fallait s’orienter vers une lutte l’interprofessionnelle.
Deux textes d’appel de la coordination provisoire, rappelant des bases revendicatives, ont été proposés au vote :
l’appel déjà lancé de l’AG de Paris : 31 voix
un appel reprenant des revendications défendues en AG dans le 93 : 121 voix
contre les 2 textes : 0 voix
abstention : 2 voix
nppv : 7 voix
Il y a eu ensuite propositions d’amendements au texte d’appel voté :
L’introduction de précisions sur la lutte contre la précarité a été adoptée.
Une proposition de prendre position contre la réforme des IUFM a été évoqué par une collègue de Toulouse.
Un amendement a été proposé par un collègue du 95 qui avaient défendu le texte de l’AG de Paris. Soutenu par d’autres collègues, il demandait que soit repris un appel pour la grève générale aux fédérations syndicales, en argumentant que cela était un élément essentiel pour réussir la grève générale qu’il faudra pour faire reculer le gouvernement. D’autres pensaient que les syndicats pouvaient prendre position sans que la " coordination provisoire " (c’est comme ça qu’il faut dire maintenant !) ne le leur demande, en argumentant que ce n’est pas ça qui déterminerait ce que feront les syndicats. Le débat c’est un peu animé car les positions étaient assez tranchées (mais il faut dire aussi que la réunion commençait à durer un peu). En tout cas, même ceux qui n’étaient pas pour introduire un appel aux syndicats dans un appel s’adressant aux collègues ne voulaient pas opposer la coordination aux syndicats.
Cette discussion a fait l’objet d’un vote :
pour l’amendement " appel aux orgas syndicales " : 61
contre : 80
abstention : 23
nppv : 4
Une motion de soutien aux étudiants contre le projet de réforme de l’Université (ECTS-LMD) aboutissant à la privatisation et à la mise en concurrence des Universités a été votée à l’unanimité moins 5 abstention et 5 ne prenant pas part au vote.
4°) Actions
Plusieurs propositions ont été faites :
une initiative vendredi 9 pour déposer le livre de Ferry à Matignon
une action péage gratuit dans l’Essone dimanche soir au retour de week-end
des prises de paroles devant les écoles le samedi matin (bcp de parents attendent les enfants)
des réunions de parents par groupe scolaire
L’AG du 93 a rappelé avoir appelé, en commun avec des syndicats, à une manifestation régionale le 9 mai
Un collègue a proposé que tous les établissements mobilisés du 93 envoient des grévistes dans les autres départements de l’Ile-de-France. Des visites sont prévues dans les facs (ex : Paris 13)
Sur le 31, une manif est prévue le 10 mai
Grève de bac et de brevet
La collègue de la Réunion a raconté leur expérience d’occupation du rectorat d’où ils ont été expulsés. Ils ont continué à occuper... dehors sur le parvis et finalement le rectorat a été évacué ! Bravo La Réunion, une fois de plus.
Multiplier les actions locales (manifs, rassemblements, etc.)
Bref, cela foisonne d’idée, tant mieux, c’est ce qui fait le dynamisme du mouvement.
Par ailleurs, une proposition pour rechercher une date commune, à caractère national (le 15 mai ?), pour appeler à des manifestations partout dans le pays a reçu l’assentiment général, et les modalités seront à organiser lors de la prochaine coordination. Mais cela doit être discuté dans les AG locales, en particulier pour la date. A suivre.
La prochaine AG de la coordination a été prévue :
Samedi 10 mai
14 h - Bourse du travail St Denis
M° : Porte de Paris (ligne 13)
La question, à titre indicatif, de la tenir dans une autre ville, n’a été reprise par personne.
Espérons qu’il y aura des représentants de tout le pays et des centaines d’établissements en grève dans toute l’Education Nationale, toutes catégories confondues, du primaire au supérieur.
Ce qui est sûr, c’est que tous les collègues présents étaient là pour ça, pour faire grandir le mouvement et permettre de faire reculer le gouvernement sur tous ces projets de casse de l’Education Nationale, de précarisation croissante et d’attaques contre les retraites.
Rémi (collège Joliot-Curie, Pantin,93) et Jean-Charles (collège Fabien, Saint-Denis,93)
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Textes, appels, motion proposés au vote
I) Textes sur la « suite de notre existence et organisation du mouvement ».
Vote : 1) 142 pour ; 2) 21 pour ; 15 absentions ; 4 nppv
1) Texte pour la constitution d’une coordination provisoire, et contenu proposé
« La coordination provisoire des personnels de l’Éducation nationale en lutte qui se constitue ce samedi 3 mai s’inscrit dans cet ample mouvement qui, depuis la fin du mois de mars, se traduit par des grèves reconductibles, des manifestations organisées par les syndicats, des assemblées générales d’établissements ou de villes, des militants qui refusent les mesures du gouvernement sur la décentralisation et les retraites.
Cette coordination s’adresse à tous ceux qui veulent développer la lutte, étendre la grève et se donner les moyens de faire reculer le gouvernement. Elle se propose d’être un cadre ouvert à tous, qui permette d’échanger nos expériences et de définir des perspectives et des objectifs au fil du développement d’un mouvement qui doit s’étendre et s’approfondir.
La reprise des grèves et le succès des manifestations à la rentrée, en particulier dans l’Île-de-France, mais pas seulement, l’accueil favorable rencontré parmi les parents d’élèves et les salariés qui subissent le chômage, la précarité et sont menacés par les attaques sur la retraite, sont autant de raisons pour aller de l’avant et espérer que d’autres secteurs nous rejoindront. Car, bien sûr, le gouvernement ne reculera que si nous l’y contraignons. »
2) Texte pour appeler à une nouvelle réunion nationale
« Les participants à la réunion nationale du 3 mai, à Paris, pour la généralisation de la grève,
dans le souci de respecter la démocratie des AG fixant un mandat et désignant leurs délégués.
dans le souci également de tout faire pour l’unité en laissant toute leur place aux organisations syndicales
décident d’appeler à une nouvelle réunion nationale samedi 10 mai, à Paris, et d’y inviter les représentants des organisations syndicales nationales. »
II) Appels
Vote : 1) 31 pour ; 2) 121 pour ; 0 contre les deux ; 2 abstentions ; 7 nppv
1) Reprise de l’appel de l’AG de Paris réunie le 24 avril :
Avec les syndicats :
SNUipp, SNUDI-FO, UNSA-SE, SUD éducation, CNT, SGEN-CFDT,
L’assemblée générale parisienne réunie le 24 avril a voté :
le retrait du plan Fillon
37,5 annuités pour tous, public/privé
le maintien du code des pensions
Non à la régionalisation
Pas un seul aide éducateur au chômage, emplois statutaires pour tous et titularisationAbrogation de la loi sur les assistants d’éducation des précaires
Elle appelle à la grève reconductible et s’adresse aux fédérations et confédérations pour qu’elles appellent à la grève générale sur ces revendications.
2) Appel de la coordination provisoire des établissements et des personnels de l’Education nationale en lutte
Les projets gouvernementaux sur la décentralisation et les retraites, le développement de la précarité, sont des attaques contre les salariés de l’Éducation nationale, et l’ensemble des salariés.
Tout le monde a conscience qu’il faut arrêter le gouvernement.
C’est pourquoi nous demandons l’abrogation des mesures et des projets sur la décentralisation et les retraites, et exigeons que soit mis fin au développement de la précarité.
Nous voulons :
Le maintien, sans aucun transfert ni détachement, de tous les personnels de l’Éducation nationale dans la Fonction publique d’État avec le respect de leur statut.
Le retrait du statut d’assistants d’éducation et le maintien de celui d’étudiant surveillant.
Pas un licenciement d’emploi- jeune , accès à des postes statutaires.
Titularisation de tous les précaires de la Fonction publique (contractuels, vacataires, MA, CES, Emploi-jeune...)
Création de tous les postes nécessaires. Il faut plus de moyens.
Pour des retraites à taux plein à 60 ans maximum, avec 37,5 annuités maximum pour tous, public et privé. Un taux de remplacement de 75% minimum et le maintien du code des pensions.
Bien sûr, faire reculer le gouvernement ne sera possible que si le mouvement se développe encore considérablement.
Nous appelons à faire un succès de la journée du 6 mai et à étendre partout massivement la grève reconductible.
III) Motion proposée par des étudiants de Nanterre mobilisés et adoptée par la coordination provisoire
« La coordination provisoire solidaire des étudiants et déterminées à faire converger l’ensemble des luttes notamment au sein du service public d’éducation, se prononce pour le retrait de la réforme ECTS-LMD (European credits transfert system-Licence, Master, Doctorat.) qui remet en cause les acquis étudiants (cession de septembre, compensation entre les semestres, diplômes de DEUG et de Maîtrise), instaure la sélection à l’entrée de l’Université, mais vise aussi, à terme, à privatiser l’enseignement supérieur avec l’entrée massive des entreprises à l’Université, à l’adaptation des diplômes aux besoins des entreprises et à la mise en concurrence des Université (avec l’attribution des crédits en fonction des résultats de l’Université) et aussi à la mise en concurrence des étudiants entre eux. »