Les mesures annoncées préalablement à toute concertation par notre ministère sont préoccupantes.
En effet, dans le cadre de la décentralisation, le ministère a décidé de transférer aux régions ou aux départements la gestion de certaines catégories de personnels : les conseillers d’orientation psychologues (COP), les assistantes sociales, les médecins scolaires ainsi que les personnels de service et de restauration (ATOSS)...
Cela entraînera inévitablement une dégradation de la condition d’élève au sein du système scolaire :
Les COP dont le rôle est essentiel dans le suivi des élèves durant toute leur scolarité - seront à l’avenir chargés de l’insertion et de la réorientation professionnelle de toute la population d’une région, par conséquent ils n’auront plus de temps à consacrer aux établissements scolaires. De plus, la disparition des services académiques de l’ONISEP qui produisent et distribuent gratuitement à chaque élève des revues d’information (Après le bac, Après la 3ème, Après le BEP...) entraînera un coût pour l’orientation et l’information. Faudra-t-il donc avoir les moyens pour se faire bien orienter ?
Les assistantes sociales sont dans le même cas et n’assureront plus leurs missions au sein de l’établissement. Les problèmes dépistés par les enseignants étaient traités à ce jour en urgence grâce au contact quotidien ; qu’en sera-t-il demain ?
Les médecins scolaires seront en mission dans les PMI, donc absents des établissements scolaires . Le progrès social que représentaient les bilans de santé gratuits pour tous les élèves est donc annulé. Les bilans seront dorénavant assurés par de médecins libéraux. Faudra-t-il donc en avoir les moyens pour se faire bien soigner ?
Les personnels d’entretien, désormais employés par le conseil général, ne seront plus présents en permanence dans les établissements : pourront-ils contribuer au bien-être des enfants, dans des locaux propres ? Les services de restauration privatisés garantiront-ils des repas sains et équilibrés à des prix abordables pour toutes les familles ?
Ces exemples ne sont qu’un aperçu de ce que sera l’école de demain si toutes les personnes ne se mobilisent pas pour clamer haut et fort leur attachement à une école républicaine au service de tous.
C’est pour cela que nous nous battons, pour que l’école reste la même pour tous, pour que tous les élèves aient les mêmes chances et les mêmes droits au sein de nos établissements.
Les personnels - en grève reconductible - du collège Gérard Philipe (93600 Aulnay sous Bois)