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[don't hate the media... become the media]   14/05/08 - 09:43
[dépêches]
FRANCE ETUDIANTS

Un étudiant de Nanterre menacé d’exclusion pour avoir fait grève

Le 13 mai prochain, une journée de grève générale inter-professionnelle est annoncée au niveau national par la quasi totalité des syndicats pour protester contre les réformes libérales du gouvernement Raffarin. A Nanterre, c’est ce jour là que les autorités universitaires ont choisi pour faire comparaître devant la section disciplinaire un étudiant ayant fait grève le 27 novembre dernier.

Aujourd’hui, en effet, la direction de la fac de Nanterre n’a plus peur de rien. Ni d’installer des caméras dans les couloirs, ni de recruter des vigiles pour terroriser les étudiants, ni non plus de faire appel à la police pour faire régner l’ordre. Le 27 novembre dernier, une cinquantaine de policiers ont pu ainsi impunément pénétrer dans un amphithéâtre en plein cours en braquant les étudiants avec des flash-balls, pour faire évacuer la dizaine d’étudiant(e)s et de chômeurs qui avaient décidé d’occuper une salle de l’université dans le but de prolonger la grève de la veille. Les occupants ont alors été gardé pendant 48 heures au commissariat. C’ était la seconde intervention policière sur fac de Nanterre en moins d’un mois. Ce type d’opération policière semble désormais se banaliser comme on a pu le voir à la Sorbonne le 18 mars ou à la fac de Tolbiac le 2 avril.

Le 13 mai prochain, l’ un des étudiants ayant fait grève le 27 novembre comparaîtra devant la section disciplinaire de l’université. De quoi est-il accusé ? D’après le président de l’université, de s’être « rendu coupable d’ agression envers les agents de sécurité universitaire » .

Cette accusation se fonde sur le fait que les grévistes ont été contraints d’utiliser une bombe lacrymogène pour se défendre contre les vigiles qui étaient en train de les agresser. L’un des occupants a d’ailleurs été condamné le 28 février à une amende de 750 euros pour port d’armes. A cette condamnation judicaire, les autorités universitaires voudraient ajouter une sanction disciplinaire. Pour cette raison, elles s’attaquent au seul des neuf occupants qui soit officiellement étudiant à Nanterre.

Ce qui est en cause ici, c’est le droit pour des grévistes de se défendre contre une tentative de briser leur action par la violence. Un droit que les autorités universitaires ne reconnaissent bien évidemment pas mais que nous entendons défendre en appelant le maximum de personnes à venir le 13 mai à Nanterre pour manifester leur solidarité contre la répression.

Le 13 mai : grève générale !

Défendons le droit de grève.
Manifestons notre solidarité avec les grèvistes inculpés

rdv à la fac de nanterre à 9h30
salle des conferences (batiment b)


Source/auteur : Les enragés de Nanterre
Mis en ligne le mercredi 7 mai 2003, par Albator
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