« Satanée grève, elle nous empêche de voyager et d’aller au travail ! ».
Cette vision à court terme ne pose pas malheureusement les questions de fond sur l’accès aux transports en commun et à la mobilité.
Depuis plusieurs années, le service public des transports en commun est en danger.
Il assume de moins en moins sa mission c’est-à-dire permettre à tou(te)s de voyager :
Chaque jour des sans-tickets risquent la prison (1) en empruntant les transports en commun. Pour les plus pauvres, se déplacer est une galère quotidienne !
Les tarifs depuis 15 ans ne cessent d’augmenter, et plus vite que le coût de la vie et les minima sociaux. C’est quotidiennement que notre accès aux transports est menacé !
Les politiques de transport privilégient les quartiers riches et espaces commerciaux au détriment de zones en banlieue et à Paris qui mériteraient des investissements. Ainsi, pour certain(e)s usager(e)s, dont ceux de la ligne 13 « c’est comme s’il y avait tous les jours grève ! »
Les demandes des salarié(e)s sur les retraites vont dans le sens des usager(e)s en refusant de vendre les services publics à des intérêts privés.
Le Réseau pour l’Abolition des Transports Payants n’accepte pas l’image tronquée que donnent les médias : des usager(e)s pris(e)s en otage par les grèves ! S’il y a une prise d’otage, c’est bien de la part des pouvoirs publics qui refusent d’écouter les besoins, les envies des usager(e)s et des salarié(e)s.
Il est temps de réfléchir à un véritable service public, qui ne peut exister que par un libre et égal accès aux transports en commun de tou(te)s.
(1) Suite à la Loi de sécurité quotidienne votée par la gauche plurielle qui punit les fraudeurs récidivistes à 6 mois de prison.
Réseau pour l’Abolition des Transports Payants
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