La tenue du sommet du G8 à Evian du 1er au 3 juin prochain concernera Genève de part sa proximité géographique. Par conséquent de nombreux et nombreuses alter-mondialistes arriveront dans la région genevoise.
Genève, dite ville internationale et de paix, ne propose une possibilité d’hébergement à ciel ouvert qu’à partir du 28-29 mai jusqu’au 3 juin.
Toutes les réunions précédentes du G8 ont donné lieu à la convergence massive et spontanée de personnes. Elles sont toujours arrivées entre 1 et 2 semaines avant le début officiel des sommets en question. Il est illusoire de penser que Genève fera exception à la règle.
Consciente de cette réalité, la ZAAGE s’est proposée, contrairement à la ville de Genève, d’accueillir ces personnes dès le 23 mai 2003 au sein d’une zone autogérée.
Cependant, les autorités genevoises refusent la tenue de ce village dès le 23 mai. Attribuer dès cette date un terrain (Vessy), suffisamment spacieux pour accueillir plusieurs milliers de personnes, est pourtant indispensable. Cela permettrait d’éviter un vagabondage massif à travers toute la ville de Genève.
Les justificatifs invoqués contre la tenue de ce village sont les suivants :
les risques de pollution de la nappe phréatique dans la région de Vessy par infiltration
la tenue de manifestations sportives.
Or, ces dernières regroupent tout au long de l’année un grand nombre de personnes, sans pour autant que la ville de Genève n’ait jamais évoqué ce risque de pollution.
Les participantEs de la ZAAGE seraient-ils/elles incapables d’utiliser des toilettes ?
Comme il a déjà été souligné durant notre conférence de presse du lundi 12 mai dernier, les autorités persistent dans leur politique de l’autruche. Afin que le refus des autorités genevoises d’assumer leurs responsabilités ne conduise pas à une situation chaotique, nous réitérons notre requête à savoir :
l’attribution du terrain situé à Vessy et ce d’ici à mardi 20 mai 2003 midi ;
une infrastructure sanitaire (toilettes, douches, eau et électricité).
Nous considérons pour notre part avoir fait tout le possible pour accueillir au mieux les foules qui ne manqueront pas de venir. Sans réponse des autorités, nous nous retrouverions collectifs, citoyens et citoyennes, manifestantEs et autorités face à une situation que nous ne saurions assumer.
Quelque soit la réponse des autorités, nous ferons part de la situation lors d’une conférence de presse prévue en milieu de semaine prochaine.
La ZAAGE, signataire de la Claaac